Rosa candida Titre parfait

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   Rosa candida d'Audur Ava Ólafsdóttir

 Difficile de transmettre le charme diaphane, léger, imperceptible qui s’insinue dans le coeur du lecteur de « Rosa candida » jusqu’à le possèder. Comme il est difficile de prononcer le nom de son auteur :  Audur Ava Ólafsdótti;

 Oui, j’ai tout de suite été prise par l’apparente fragilité du récit, cette tendre écriture, si délicate et si claire à la fois, traduite par Catherine Eyjólfsson et publiée chez Zulma (2000).

J’ai suivi Lobbi, le héros initial, du domaine aride des laves froides jusqu’aux lumières champêtres et parfums subtils de l’univers éminemment humain de Flora Sol. Pour ce que vivent les roses fussent-elles à huit pétales: l’espace d’un matin.

Plus on avance dans sa lecture, plus on s’attache à ce roman, doux, tendre, béat, au temps suspendu. 

Si lorsqu’on referme Rosa Candida on plane dans son monde de calme apparent où tout se résoud naturellement et simplement, après quelques heures de béatitude primaine, l’empreinte du roman change et l’on ressent un certain trouble sous cette eau dormante. 

Rosa candida distille quelque chose de plus profond qu’il n’y paraît, quelque chose qui n’est pas désagréable, que je ne saurais cependant pas encore identifier. Je fais confiance à Audur Ava Ólafsdóttir : le sol islandais crache une force de vie communicative. Et sans doute pas pour le temps que durent les roses,  mais pour celui de l’éternité d’un  volcan.

Alors je ne suis pas prête d’oublier cette Rosa candida ni le plaisir de lecture qu’elle m’a donné !

Les auteurs des pays « froids » nous offrent des merveilles bien cisellées et chaleureuses. Et Alain Fournier aussi !

  • Rosa candida d’Audur Ava Ólafsdóttir. Traduction de Catherine Eyjólfsson, Editions Zulma 2000.

 

 

 

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