La souris qui rugissait ou la guerre en dérision

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La souris qui rugissait

La souris qui rugissait ou la guerre en dérision

  

Rire de la guerre ? Et comment ! avec « La  souris qui rugissait » de Leonard Wibberley, où un Grand Duché  alpin essentiellement viticole déclare la guerre aux Etats Unis et la gagne à sa façon, entraînant un bouleversement du monde alors bien dessiné en Est, Ouest et Pays Pauvres.

   A sa sortie, j’avais vu le film réalisé de Jack Arnold avec  Peter Sellers et Jean Seberg. Le côté  délicieusement absurde n’avait pas échappé à l’enfant rêveuse que j’étais, pas plus que son propos moral et sa fin heureuse.

Aujourd’hui, je relis La souris qui rugissait de Leonard Wibberley dans sa traduction de J.M. Daillet en riant à gorge déployée. Et je trouve l’ouvrage très actuel pour avoir été écrit en 1955.

Quelle idée burlesque conduit la duchesse Gloriana II à entraîner son Grand Duché de Fenwick isolé du monde depuis un moyen âge paisible à déclarer la guerre aux Etats-Unis qui contrefont Le Pinot Grand Fenwick, seule ressource du pays…?

Evidement, l’URSS et les pays riches se mettent de la partie mais je laisse au lecteur le plaisir de découvrir la fin.

La souris qui rugissait, et qui réjouit l’esprit, est de la même veine qu’un autre récit de guerre « surréaliste » où le lecteur s’étrangle de rire : « et à mon neveu Albert je lègue l’île que j’ai gagnée au poker » de David Forrest où vodka et délire parfaitement dosés nous emportent dans un conflit mondial délirant…

Au moment où nous vivons des événements dramatiques dont on ne peut prévoir si le cours ni l’issue il est apaisant d’imaginer des guéguerres plaisantes et de suivre des héros doucement hors du coup. Surtout quand cela se traduit dans de belles écritures pleines d’humour.

Leonard Wibberley 1915 -1983. La souris qui rugissait https://youtu.be/zBoJWb6D4_Y

  • Leonard Wibberley, La souris qui rugissait. Editions Fasquelle 1955, traduction J.M.Daillet, illustrations de Siné.
  • David Forrest, Et à mon neuveu Albert je lègue l’île que j’ai gagnée au poker, éditions Stock années 70, traduction France Marie Watkins.
  • Dans la série délicieusement délirant et drôlatique à souhait,  je rappelle Maudit Karma ou encore Mêlée ouverte au Zoulouland

 

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