Sciarrino, Noreum Machi, Minor Syndicate et Gevende

L'air du temps

Soupirs, silences, rythmes : plaisirs mélodieux

Les silences et soupirs des Neue Vocalsolisten de Stuttgart dans du Salvatore Sciarrino,  le bouillonnement des coréens Noreum Machi, les émotions changeantes des arméniens de Minor Syndicate ou encore le plaisir chair de poule du groupe rock inclassable turc Gevende, tous entendus en concert : un univers délicieux que je ne soupçonnais pas.

Tous ces soupirs, silences, rythmes, forment des mélodies peut-être étranges à l’oreille aux premières notes, mais rapidement délicieuses à mes sens soudain ravivés. La musique parle aussi à mon palais, à mes yeux, à ma peau. Musique, quand tu nous tiens… Pas d’âge, pas de frontières non plus ! Pour moi la musique est LE lien par excellence. Lien avec les autres, avec le plus profond de soi-même et avec un état que je ne saurais qualifier ni définir.

Sans rejeter ce que j’ai adoré dans ma jeunesse, je confesse qu’aujourd’hui, ayant muri, appris et vécu, mes oreilles sont devenues plus curieuses, fureteuses et gourmandes, et c’est tant mieux !

GEVENDE sur scène est une jubilation ; écoutez MySace, « Sanki » une de leurs dernières chansons. Dégustez et donnez-m’en des nouvelles !
Un simple clic et le bonheur fait danser vos oreilles : Sanki

SALVATORE SCIARRINO, une référence dans l’écriture vocale, mais je ne connaissais pas ses 12 madrigaux tout en soupirs et silences qui nous ont transportés hors de l’espace et du temps. Bien sûr il n’est pas sur MySpace ni YouTube, et je n’ai pas trouvé le disque de ses 12 madrigali. Si quelqu’un peut m’indiquer où l’acheter…Merci d’avance.

NOREUM MACHI, découvert par flair, par instinct. C’est coréen, c’est envoûtant ; musique traditionnelle à la base, c’est décrit comme « la New Wawe Korean Music ». En concert, au premier morceau le public français reste peu attentif et continue ses aller-retour vers le bar, au 2ème il ne sort plus, au 3ème le son et le bouche-à-oreille ont fait leur travail et rempli la salle, au 4ème le public est en transe !

MINOR SYNDICATE. Ce sont de jeunes arméniens français, de Marseille, ayant, comme Gevende, une solide formation : classique, jazz, et … traditionnel arménien. Je les ai applaudis lors de leur première scène dans un petit espace marseillais. Parmi eux un compositeur d’une étonnante richesse. On entendra parler de lui et de son groupe avant peu et plus loin que le bout de mon nez. Si vous repérez leur première mise en ligne, tendez l’oreille il y passera des émotions variées et indiquez-moi où vous avez pu les entendre.

C’est tout pour aujourd’hui ! A vos plumes, merci.

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