Ecrivain-écrivaine, vive le neutre

L'air du temps

Pour le neutre en français

Non je ne veux pas que l’on me désigne comme «  écrivaine » ni comme « auteure » ; je suis UN écrivain, UN auteur,  pourtant je revendique mes attributs féminins proéminents (témoins, levez-vous !) mon caractère et ma psychologie XY et ma féminité dominante. Je suis bien UN écrivain, UN auteur…  au NEUTRE.

J’aime le neutre, dans ce cas-là un genre bien au dessus de toute lutte sexiste. Et pourtant j’en ai fait des guerres féministes, avec conviction, pour des raisons profondes.

Certes, Grevisse précise bien qu’en français le neutre n’existe pas comme forme particulière du nom ou de l’adjectif ; mais je m’en moque : j’aime le neutre hérité de notre passé latinisé et conservé dans mon inconscient familial.  Ajouté à ceci, une propension à refuser tous diktat et rigidités régulières ou séculières…Voilà un mélange anarcho-conservateur en place. Ce n’est pas contradictoire, cela semble  même atavique chez certains sujets, comme vous le lirez au fil des pages de mon roman-feuilleton « Heureux les orphelins stériles »…

Donc, pour moi, au neutre : écrivain, auteur etc. c’est la forme la plus sûre de garder son quant-à-soi et une relative distance. Cela tombe bien en ce moment alors que c’est la foire d’empoigne récupérée de tous bords.(tout bord? ) No sé!

Au fait, « neutre », selon le Robert, signifie « qui est dans l’état de neutralité » ; et « neutralité », toujours selon le Robert, est «le caractère ou l’état d’une personne qui reste neutre ».
CQFD;

P.S. : après avoir écrit le mot ami ou amis, cela me chiffonnerait de devoir toujours préciser: « (ie ») ou « (ies) » juste pour être dans le « formatage » du moment. Ami, c’est la super puissance du neutre : le nom est chaleur, sympathie, douceur, harmonie… Et il faudrait en faire un qualificatif (affadi forcément) !?

 

Et que dire du mal-parlé !

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