Galerie 113 Castelnaudary Alexandrine Pelpel et autres rencontres

L'air du temps

Galerie 113 Castelnaudary Alexandrine Pelpel et autres rencontres

Alexandrine Pelpel, nu allongé, argile
Alexandrine Pelpel, nu allongé, argile

A la Galerie 113 de Castelnaudary, Alexandrine Pelpel et autres rencontres révèlent la richesse artistique contemporaine dans une région qui  le cachait. Philippe Guicheney suit sa voie découvreuse d’artistes plasticiens, ce qui est en passe de faire de la Galerie 113 la deuxième spécialité de la ville après le cassoulet.

Jusqu’au 23 février il expose une artiste qui s’est définitivement consacrée à son art sur le tard (relatif, puisqu’elle a une petite quarantaine et produit depuis une dizaine d’années) … Dessins de corps entrelacés, « Rubenessesques », qui se contorsionnent, se nouent, s’étirent ou se ramassent sous les yeux du spectateur en parades, luttes, danses, extases ou douleurs d’une grande puissance imaginative.

Les sculptures d’Alexandrine Pelpel, petites argiles de femmes, évoquent l’éternel féminin avec infiniment de douceur, au contraire de ses dessins. L’éternel féminin depuis la préhistoire, en faut !

 Quant à ses pommes, tableaux récents aux formes et volumes érotiques et couleurs « déconcertantes » comme le dit la Galerie, elles s’inscrivent en droite ligne dans la sensualité exprimée de l’artiste. Et ses couleurs ajoutent une pointe de sel à leur force d’évocation.

Bref, une artiste à suivre. C’est une bretonne – noboody’s perfect – mais à attaches lauraguaises que l’on peut espérer lui voir développer, maintenant qu’elle y est découverte.

Cassoulet plus nourritures intellectuelles

 La Galerie 113 réserve bien d’autres surprises comme la rencontre avec une autre artiste venue en visiteur incognito dont le back ground (désolée pour ce terme trivial) est bien assis, polymorphe, et le talent reconnu. Je suis sûre qu’ils sont  peu nombreux les Chauriens à savoir que leur ville abrite depuis trois ans Caroline Delannoy, plasticienne, photographe, peintre, sculpteur dont les performances et installations ne demandent qu’à être plus fréquentes dans cette région. Elle travaille avec la compagnie Yikodancefaso, crée en 2006 par Gahé Bama, danseur et chorégraphe burkinabé installé lui aussi depuis trois ans dans la capitale du cassoulet où, le 05 avril au théâtre « des Trois Ponts », il donnera un de ses spectacles – danse contemporaine africaine-  : intitulé « Sois réel ».

Preuve que la vie attire la vie :  la Galerie 113  devait ouvrir  ses murs à La Petite Plume, vraie librairie courageusement installée dans cette zone peu visitée. Eric Gethers devait y dédicacer  « Les baleines se baignent nues ».

Comme quoi, en sus du cassoulet, on peut déguster, à Castelnaudary, des nourritures tant cérébrales qu’émotionnelles.

 

  • A venir à la Galerie 113 :

Mars, à l’affiche Sybille Prange, peintre berlinoise qui ne sera une découverte que pour les visiteurs locaux. A ne pas manquer !

Avril, Karine Sansery.

Mai, La Galerie 113 hors les murs : à Béziers avec Juandez, sa figure emblématique. dans ses murs elle exposera Monsalve.

Juin, Donjacourt.

Juillet, Henri Terres.

Septembre, Collectif nu avec tous les artistes de la galerie.

Et plus tard beaucoup d’autres plaisirs…

 

 

 

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