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28 juin 2019 – 16 h 48 min |

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Lu de-ma bibliothèque

Plaisirs et découvertes d'une volumineuse bibliothèque familiale en plusieurs langues. Partage de textes curieux ou intéressants dont certains seront à vendre.

L'air du temps

Billet d'humeur sur le quotidien d'une vie. Où il sera question des plaisirs, découvertes et détestations, du mot et de l'image dans tous leurs états, des arts plastiques de la musique et de la nature. Sous Licence Creative commons

A vendre livres Vieux papiers

Livre et vieux papiers de la bibliothèque familiale à vendre. Intéressants par leur contenu en plusieurs langues, Demandez, je saurais si j'ai ce que vous cherchez ; mais il faudra me laisser le temps de trier et trouver. Pseudo sur le bon coin : greniercurieux.

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Heureux les orphelins stériles

Heureux les orphelins stériles ! Une saga familiale inédite, à suivre en ligne sous forme de feuilleton. Site sous creative commons.

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¡ A bailar merengue ! et autres

Soumis par sur 11 janvier 2012 – 7 h 14 min

De St Domingue à Maurice, ‘ ti tour d’muzik

 (pour Betty) ¡ Ay que merengue ! (*)    ¡  A l’ époque où se situe « Le récolte douce des larmes » (« lu de ma bibliothèque »),  le merengue était institué  » musique  nationale de Saint-Domingue  » par Trujillo.

Cependant cette musique était née au début du 18ème siècle dans les zones rurales où paysans et ouvriers agricoles, esclaves bien des fois, n’avaient que ce moyen de raconter les événements de leur vie. En des termes simples et crus, ils chantaient leurs sentiments sur la coupe de la canne à sucre (canto de zafra par les Gaiteros de San Jacinto) la cueillette du café ou du coton. ,   Ces complaintes se retrouvent au 20ème siècle dans les ségas du mauritien Ti Frèr (Tit Frère dans l’orthographe inculte actuelle du créole) ; aujourd’hui décédé,  je l’ai connu alors que j’étais une enfant, sa musique était  si non interdite du moins clandestine. Ici, le merveilleux  Roseda  et, en prime :  Anita .

Lamentations encore, bien que le ton ne soit pas plaintif, que ces chants de vie comme le bullurenge colombien ;  à déguster :  » Yo no quiero cantá », Bullerengue sentao, par le groupe Son de Tambó de Maria la Baja.

La voix comme seul instrument  se fait peu à peu accompagner, par ordre chronologique,   du tambour, de la courge à gratter (güira à St Domingue),  de la marimba -instrument d’Afrique de l’Ouest- et des cordes avant que des instruments étrangers n’intégrent l’ensemble : guitares, accordéons et plus récemment instruments à vent, jusqu’à l’arrivée de la musique électronique. Dans la zone Mozambique et Mascareigne la flûte arabe a  ajouté une tonalité plus vive, mais le rythme de fond reste toujours et partout le même : chaloupé, lent ou frénétique.

Le Perico ripiao (ici à Boca chico), perruche boucanée au sens propre,

devait initialement animer les soirées en plein air et les jours de repos sur les plantations, autour d’un feu, dégustant l’apport alimentaire que représentait la viande fumée d’animaux sauvages : ici ce sont les perruches et perroquets, dans les îles françaises les porcs sauvages ou hérissons géants, le tout avec un « buit » si partculier et insolite que l’on  finit par le définir comme du « boucan »,  du verbe boucaner : fumer.

Encore « rurale »,  la cumbia  » La Burrita »  (nicaraguayenne à l’origine, je crois) la burrita qui a fait les délices des années 70 en Amérique centrale ; puis je n’hésite pas à vous offrir deux merveilles : le porro colombien : « Mi Cafetal », déjà grand succès dans les années 30 repris par le trio Los Panchos

et la « Parranda panameña  » reprise dans les années 70, par Toby Muñoz et Doria Graziela, d’un défilé traditionnel pour la carnaval de Colon (je crois !).

A bailar a la feria de Santo Dominigo certes, mais aussi sur son fauteuil en lisant ce blog, sans faute !

Bonne écoute et à bientôt.
(*) Oui je sais ! Commencer par un  merengue d’un cubain ayant fait la plus grande partie de sa carrière à New Yok, c’est étrange !  Mais Xavier Cugat était et reste le roi du merengue !!!

P. S. :/LA PROCHAINE FOIS JE METTRAI LA MUSIQUE APRES TOUT LE TEXTE

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