Heureux les orphelins stériles Introduction

Heureux les orphelins stériles

Lorsqu’ Elizabeth range la maison de Caroline, sa défunte mère, elle ouvre des malles et caisses bourrées de papiers familiaux.  

Poème nacre laque
Ecrits familiaux

Un premier tri lui révèle le récent journal intime de sa mère et le journal de la guerre de 70 (1800, of course !) de son quadrisaïeul.

Elle fouille un peu mieux et tombe sur quelques écrits d’un autre aïeul, sexa ou septa, grognard de l’Empire qui faisait le bonheur des veillées campagnardes, sur les dessins et descriptions des bordels d’Aumale par le Zouave de la famille (le trisaïeul passé sous silence bien que proche), sur les photos oubliées de la guerre des Balkans prises par le grand oncle médecin militaire, et sur celles abimées par le temps, de la révolte des Boxers prises par un autre aïeul.

Bref, un trésor à partir duquel je me lance dans une grande enquête sur la famille et d’où il ressortira que gènes et hérédité sont bien lourds à porter. Ah, oui ! ai-je crié en déchiffrant le dernier papier familial : « Heureux les orphelins stériles ! »

La saga est écrite, elle est presqu’en ligne sous forme de feuilleton, quand la défunte se réveille et met son grain de piment à l’affaire : elle prend la main à distance sur l’ordinateur et y va de ses commentaires ; car, là où elle se trouve maintenant, la défunte converse avec son aïeule préhistorique, Vénus dite LaMère, et Romain, un ancêtre intermédiaire pas si falot qu’il n’y paraît, et  qui lui a transmis des caractéristiques héréditaires flagrantes, semble-t-il. La pauvre Elizabeth n’a pas accès au texte de sa défunte mère mais nous, grâce au pouvoir auto-immune de l’informatique, je le lui donne.

Pas triste  » Heureux les orphelins stériles !  » (« HLOS » pour les initiés). ©Mireille Durand

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