Catégorie : Lu de-ma bibliothèque

Plaisirs et découvertes d’une volumineuse bibliothèque familiale en plusieurs langues. Partage de textes curieux ou intéressants dont certains seront à vendre.

La vie et demie de Sony Labou Tansi

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Encore un ouvrage qui m’est tombé dans les bras : je viens de relire « La vie et demie », ce premier roman de Sony Labou Tansi publié en 1979 à 32 ans et j’en sors époustouflée par ce qu’il vomit et fait vomir au lecteur. ..De spasme en spasme, il nous conduit dans les tréfonds humains et historique de cet univers que les surréalistes ne renieraient pas…Paradoxal, ce récit d’ogres, cette satire féroce d’un mode cruel à l’extrême nous enrage d’une bout à l’autre, nous laisse extenué à la fin certes, mais aussi apaisé sous l’effet curateurs des lianes des Pygmées, une fois les pages refermées.

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Leconte de Lisle, vous connaissez ?

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« Horrible rimayeur » Leconte de Lisle, le Génie de Bourbon, le héros de mon enfance ? Connaissant la propension des réunionnais à faire sans cesse des jeux de mots, leur joie à manier le double sens drôle et coquin, je me dis que Leconte de Lisle mérite peut-être une lecture particulière, une lecture créole en quelque sorte ! D’un charabia grandiloquent dégueulé généreusement, je passe à une mièvrerie mysticarde et à quelques exotismes gentillets avant que sobre, intense, la Tête du Comte ne rachè-e tout. Puis vient le délicieux Manchy, douce aquarelle d’un aimable rêve qui reste tendre dans la mort…En fait Leconte de Lisle joue quelques belles partitions sur la mort, et il le fait net, proprement tranché. Dans le registre naturaliste, une belle intimité féline…
Je vais le relire encore et encore pour retrouver peu à peu le héros de mon enfance, celui dont l’image collait si bien au coin de Paradis qu’était La Réunion au début des années 50. Non, Leconte de Lisle ne peut être un « horrible rimayeur »…

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Génocide des Arméniens avec Yves Ternon

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 » Pour les excès commis en route par la population sur les personnes connues, servant à la réalisation du but poursuivi par le gouvernement, il n’y aura pas depoursuite judiciaire ». Génocide arménien. Impossible de ne pas reconnaître les faits.
Le couperet tombe avec ce document officiel du gouvernement turc à ses représentants en province, daté du 3 octobre 1915, cité dans  » Les Arméniens histoire d’un génocide » d’Yves Ternon.Dans cet ouvrage ardu (Le Seuil 1977) où l’auteur dissèque le génocide très chirurgicalement, ce qui est normal pour le chirurgien qu’il est, le lecteur se faufile dans la plaie, fouille les entrailles parfois touffues, et soudain le mal lui saute aux yeux : il est bien là le génocide, tel que le disent les descendants des rares rescapés…

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Des batailles oubliées pour Marseille

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Des batailles oubliées pour Marseille Cristofol,  Defferre,  Aubrac      Je re-publie  « Batailles pour  Marseille :  Jean Cristofol, Gaston Defferre, Raymond Aubrac »  de Jacqueline Cristofol (Flammarion 1997) alors  que le (…)

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Le Français au Congo, Queffelec et Niangouna, savoureux

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Le Français du Congo de Queffelec et  Niangouna Le français DU Congo       Le Français au Congo d’ Ambroise Queffelec et Augustin Niangouna devrait s’intituler « Le Français DU (…)

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Le Livre Bamum qui parle sans qu’on l’entende

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Il était une fois en Afrique un royaume partagé entre des montagnes recouvertes de forêts luxuriantes et des plaines aux riches savanes. Le pays Bamum avait connu la guerre autrefois, mais à la période dont je vous parle, la population vivait heureuse sous le règne de Roi Njoya, homme sage et savant qui ne voulait que le bonheur de son peuple. Il se sentait un peu envieux songeant à ce que l’écriture pouvait apporter à un peuple.
Une nuit, il eut un songe. Ce songe fut si clair que le lendemain le Roi se rendit dans la cour où travaillaient ses dessinateurs et leur dit : « si vous dessinez beaucoup de choses différentes et que vous les nommiez, cela fera un livre qui parlera sans qu’on l’entende »….
-Non, cela ne peut pas réussir !
-Poursuis pour atteindre.
Ce fut la sixième tentative qui réussit : l’écriture était trouvée !
-Celui qui lit sera libre, dit-il à ses dessinateurs en se dirigeant vers ses appartements privés dans la case royale pour dormir. Son épouse abaissa le volet de bois, il s’étala sur son lit de bois. Le roi Njoya, le Roi bon et sage, ne tarda pas à s’endormir. Son royaume en fit autant… Les Allemands qui l’occupaient laissèrent place aux français, mais l’écriture Bamum ne survécut pas longtemps.

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Les gauchos juifs et le Procureur Nisman

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Les gauchos juifs et le Procureur Nisman   La mort suspecte du Procureur Alberto Nisman qui enquêtait sur l’attentat antisémite de Buenos Aires en 1994 m’amène à re-publier partiellement mon (…)

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