Lu de-ma bibliothèque »

28 septembre 2016 – 14 h 37 min |

La dictature de l’algorithme, vade retro Facebook !
  
Cet automne, ma parano saisonnière est revenue ! Mais je vais en guérir, je sais d’où elle vient ! C’est la faute, non pas à Voltaire ni …

Lire l'article complet »
Lu de-ma bibliothèque

Plaisirs et découvertes d'une volumineuse bibliothèque familiale en plusieurs langues. Partage de textes curieux ou intéressants dont certains seront à vendre.

L'air du temps

Billet d'humeur sur le quotidien d'une vie. Où il sera question des plaisirs, découvertes et détestations, du mot et de l'image dans tous leurs états, des arts plastiques de la musique et de la nature. Sous Licence Creative commons

A vendre livres Vieux papiers

Livre et vieux papiers de la bibliothèque familiale à vendre. Intéressants par leur contenu en plusieurs langues, Demandez, je saurais si j'ai ce que vous cherchez ; mais il faudra me laisser le temps de trier et trouver. Pseudo sur le bon coin : greniercurieux.

Inédits ou épuisés en ligne

Des ouvrages inédits, ou épuisés comme le roman "Le feu sacré", roman d'aventure initiatique sur le feu de forêt à lire sur votre écran.

Heureux les orphelins stériles

Heureux les orphelins stériles ! Une saga familiale inédite, à suivre en ligne sous forme de feuilleton. Site sous creative commons.

Accueil » Lu de-ma bibliothèque

Lettres d’Alain-Fournier à sa famille : plaisant à lire

Soumis par sur 24 février 2012 – 12 h 52 min

Lettres d'Alain-Fournier à sa famille 1905-1914 Emile-Paul Frères 1942 Encore des Lettres qui me tombent sous la main ! Des « trous » dans les dates des Lettres d’Alain-Fournier à sa famille (1905-1914), publiées en 1929 par sa sœur et son neveu des années après sa mort ? Probablement une sorte de censure, fâcheuse pour qui ne connaît de lui que « Le grand Meaulnes » qu’adolescente j’avais trouvé « bassinant » selon un terme de l’époque.

Elles se lisent avec délectation, ces lettres, bien qu’expurgées d’éléments sans doute jugés trop personnels ! Elles révèlent une sensibilité d’une riche palette et un talent d’écriture brillant et multiple, différent de celui qui se découvrait dans son unique roman sur lequel est basée sa gloire que je pensais peut-être démesurée. En effet, l’on déguste dans cette correspondance un style enrichi, subtil, précis, des sentiments d’une rare délicatesse, un travail –mais le terme convient-il à ce qui semble couler de source ? – de grand rapporteur lettré, tant lorsqu’il nous peint la vie à Londres que lorsqu’il nous fait partager son service militaire. Et elles donnent grande envie de relire son « grand Meaulnes » !

Certes, ses considérations littéraires, un peu assommantes parfois, semblent des leçons à sa sœur, ses poussées mystico-religieuses, surannées à mes yeux, indiquent sans doute un trouble sentimental que cette édition a cherché à gommer. Peut-être une publication actualisée de cette correspondance familiale ferait-elle apparaître un autre choix de pièces à soumettre au lecteur. Le choix éditorial est cependant intéressant comme miroir de la pensée d’une sœur adorée et sans doute adorante d’un héros que sa mort magnifie.

Qu’aurait écrit Alain-Fournier s’il n’était mort au champ d’honneur en pleine jeunesse ? S’il était resté dans le milieu intellectuel décrit dans ces lettres-là, sans doute l’auteur du Grand Meaulnes serait-il toujours l’auteur du Grand Meaulnes, éventuellement d’autres romans de la même veine. Mais déjà après la maturation due à son service militaire, il  apparaît prometteur ; qu’imaginer,  s’il avait digéré le brassage de la guerre, était reparti à Londres comme il le souhaitait ou avait exercé « aux colonies » ?  Alain-Fournier aurait déployé ses ailes de grand écrivain au service d’ouvrages impérissables.

Dans les années 50-60, « Le grand Meaulnes » me paraissait d’un style et d’un ton dépassés ; le thème, j’ose le dire : « cul-cul ». Après avoir lu ses Lettres à sa familles 1905-1914,  je me dis : « à relire » lorsque je tomberai sur ce roman dans ma bibliothèque. Un autre œil, une autre écoute s’y prêteront, j’en parlerai alors.

  •   Lettres d’Alain-Fournier à sa famille (1905-1914) à  avant-propos d’Isabelle Rivière, Editions Emile-Paul Frères, Paris 1942 (réédition de 1929)

 P.S. Il paraît qu’elles ont été rééditées et complétées dans les années 90, je vais chercher.

Les lettres d’auteurs intéressants sont toujours des mines de renseignements. Cf celles de Focillon à sa famille et de Marguetite Yourcenar

 

Tags: , , , , , , ,

Laisser un commentaire!

Ajouter votre commentaire ci-dessous, ou trackback à partir de votre propre site. Vous pouvez aussi Comments Feed via RSS.

Soyez gentil. Gardez-le propre. Restez sur le sujet. Pas de spam.

Vous pouvez utiliser ces balises:

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> 

Il s'agit d'un Gravatar-enabled. Pour obtenir votre propre mondialement reconnu-avatar, s'il vous plaît vous inscrire à Gravatar.

Entrer le code captcha * Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.