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16 août 2017 – 16 h 38 min |

Vite ! à Montolieu (Aude) ! « Manifestement singulier », Pierre Bettencourt ! Et « L’Internationale des Visionnaires », ou les sens cachés de la représentation humaine dans les collections Cérès Franco et Daniel Cordier.
Deux expositions que je recommande …

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L’auteur et la création sur Internet, à la SGDL (suite)

Soumis par sur 2 novembre 2012 – 15 h 35 min

LECTEUR VIRTUEL, CREATION MULTIFORME, EXPLOITATION JUSTE, nouvelle donne des droits d’auteur

Pour moi, auteur, les auteurs sont le capital des éditeurs et le dividende des distributeurs. Or, comme l’a indiqué Jean-Claude Bologne, le Président de la Société des Gens de Lettres (SGDL), sur les 60 000 auteurs répertoriés en France, seuls 3000 peuvent vivre de leur rémunération, leur « valeur »  selon le mot à la mode, qui ne prend pas en compte de façon juste les oeuvres numériques.

Aussi, l’on juge de l’utilité du Forum de la SGDL sur  « L’identité de l’auteur sur Internet » qui rassemblait auteurs, éditeurs, juristes et représentants de structures officielles, les 24 et 25 octobre dernier. Les travaux ayant été retransmis en direct (possibilité de streaming?) par Web TV sur le site www.sgdl.org, je me bornerai à relater ce qui m’a marqué. D’abord, c’est que le grand absent du programme, celui dont le nom n’a jamais été imprimé, dont aucun représentant n’assistait aux débats, était omniprésent ; je veux parler du lecteur ; un lecteur d’un type nouveau auquel les auteurs traditionnels se sont déjà adaptés mais que le éditeurs, selon les propos tenus durant les tables rondes, n’ont pas encore intégrés à leurs schémas éditoriaux ni économiques, ou si mal !

 LECTEUR, AUTEUR, QUI EST QUI ?

Déjà, la simple possibilité de numériser son ouvrage et le mettre en lecture sur la toile (1) avait révélé à bon nombre d’auteurs que le lecteur n’était plus le même que celui qui, il y a dix ans encore, achetait un volume papier, le soupesait, en caressait la couverture, le feuilletait d’un air absent ou indifférent avant de filer le dévorer dans l’intimité de sa vie, laissant à l’auteur un faible pourcentage… Ce lecteur s’est peu à peu laissé aller à revendre son ouvrage sur un site d’occasion pour quelques euros, au début mentionnant  dédicace   ou  épuisé, puis y allant de ses commentaires, toujours favorables puisqu’il voulait trouver un acquéreur… Il a commencé à lire en ligne d’abord des extraits puis la totalité d’ouvrages passés dans le domaine public.

 Ensuite, le monopole de l’Auteur s’est fracturé avec l’apparition d’espaces sur lesquels chaque lecteur pouvait publier ce qu’il voulait. Qui était alors auteur ? Quel était le lecteur ? Combien de lecteurs -et d’auteurs- pour un écrit en ligne ? Au moins, avec un tirage papier, l’auteur, seul et unique, pouvait comptabiliser ! Certes, sur les sites ou blogs il y a bien des des compteurs de visites intégrés… faussés ! Pour connaître ses lecteurs, il faut utiliser un outil professionnel de statistiques très performant mais pas toujours facile à utiliser.

 La connaissance du nouveau lecteur infléchit la création (2),davantage plaquée sur son attente et ses modes de lecture, en même temps que les nouveaux outils influent sur l’écriture en imposant leurs règles et langages propres. Aujourd’hui, il n’existe presque plus de page web sans son, images fixes ou mobiles et possibilité de contribution du lecteur. Exit le lecteur en chair en en os avec lequel l’on échangeait quelques mots lors des séances de dédicace ! Bonjour le lecteur virtuel dont on peut tout savoir : ce qu’il mange, comment il dort etc.

 AUTRES FORMES DE CURIOSITE, AUTRES CODES D’ECRITURE

Autre point pouvant modifier la construction du texte et ou induire une écriture particulière : comment lecteur d’un type nouveau va-t-il trouver l’écrit que l’auteur lui destine sans le connaître ? Avant, notre homme de chair et d’os se rendait chez SON libraire qui avec quelques mots même imprécis lui trouvait ce qu’il cherchait.

Aujourd’hui, allez retrouver mon blog de lecture sur un moteur de recherche… Même si vous tapez mireille durand, vous verrez que ce n’est pas évident d’apparaître en bonne place malgré un patronyme et un prénom aussi rares. Et allez retrouver mon commentaire sur La relique d’Eiça Quieroz ! Vous aurez plus de chance avec à cheval ce soir de Wilhelm Moberg mais je ne peux pas vous dire pourquoi.

En effet, le référencement -ou l’art de ne pas disparaître dans les millions d’informations affichées pour chaque mot-clé recherché- évolue avec la modification des analyses des moteurs de recherche. Des organismes de formation au référencement font florès, ce n’est pas sans raison, les enjeux économiques peuvent être énormes. Pas pour les petits blogs d’humbles auteurs, comme diraient les chinois polis. Alors l’on parle de meta balises ou autres morceaux de code informatique qui attirent les robots d’indexation… Cependant, pour tous les sites, l’important reste leur contenu ; la demande des éditeurs, notamment de presse, de taxer Google au motif qu’il vit du contenu des sites, est pour moi une vision erronée, reste d’une chaîne du livre qui a longtemps vécu d’aides et du coup se trouve désemparée face à une nécessaire nouvelle gestion.

 Pour revenir au nouveau lecteur-auteur numérique : enfin, un lecteur sur son site ! Il le sait car il a laissé un commentaire »chouette » ou « nu »l ou « j’aime ». Si au lieu d’écrire lui-même « j’aime », il cliquait sur le bouton sur lequel c’est écrit, il déclencherait automatiquement un élargissement mathématique du cercle virtuel de lecteurs. ceci par le  » miracle  » du système dit des réseaux sociaux qui sont une mise en relation virtuelle entre des inscrits volontairement ou non sur un même site collecteur d’adresses (3).

Le » j’aime » permet officiellement des partages d’information (ou pseudo-information), de commentaires sur tout et n’importe quoi, car parfois dans la réalité ces lecteurs ne parcourent que quelques lignes sur la page de leur écran (oui, oui! L’on dit page pour un affichage d’ordinateur), et leur commentaire transcrit phonétiquement les trente mots de leur vocabulaire ! Ce que je dis là n’est ni charitable ni politiquement correct, j’assume. On trouve tout sur internet depuis les produits de décharge jusqu’aux indispensables et même des diamants. Tout le monde sur le même pied… Oui ? Oui ! Il faut juste savoir lire Internet. Ces nouvelles relations proviennent d’un -ou conduisent à, je ne sais pas qui de la poule ou de l’oeuf… – dévoilement public de ce qui était privé, et cela dénature l’oeuvre telle que nous l’avons mythifiée depuis longtemps. L’oeuvre numérique, cela a été suffisamment et brillamment souligné par tous les intervenants, est découpage, fragmentation, mobilité, recomposition permanente et travail collaboratif, participatif. L’on peut même dire de nos jours: multiple, de paternité partagée , ce qui doit avoir une incidence sur les droits d’auteur. Lorsque j’avais bâti mon premier site, appris à coder et à utiliser des logiciels de graphisme professionnels, une fois payés les droits de ces logiciels j’étais seul auteur (4); aujourd’hui, j’utilise un système de gestion de contenu payant, reconnaissant ainsi aux concepteurs une partie de création, même si j’ai choisi le modèle dans une série pré-établie et fixe. Si demain, ce que je souhaite, des créateurs de dessins animés ou des graphistes illustraient mon blog, ils en seraient co-auteurs, tout comme le codeur qui rendrait lisibles ces animations artistiques serait co-auteur de ces illustrateurs car, et les participants l’ont souligné -notamment Camille de Toledo-, « le code est une écriture », qui, bien qu’appuyée sur les mathématiques, constitue un langage. Lequel s’articule en écrits qui ont un sens. A protéger (sauf si l’on est développeur dans un système gratuit et coopératif). Dans le site entièrement fait de mes mains, mes textes ne rendaient pas pareil et ne produisaient pas le même effet : j’avais plus de liberté de mise en page, plus de possibilités artistiques, c’était plus beau que dans ce blog, mais il y avait moins de fonctionnalités comme retrouver un texte, le garder, le commenter, le rapprocher d’un autre…Autant de nouvelles offres de partage avec le nouveau lecteur.

 VALEUR, EXPLOITATION, DANS QUEL SENS ?

 L’on devrait parvenir à une véritable exploitation de l’oeuvre par les auteurs, ses auteurs ; c’est ce qu’ont réclamé les participants toutes catégories confondues au Forum sur l’auteur et la création sur Internet. L’on a beaucoup employé le mot valeur ; pour être précis, avec son article défini, LaValeur. Que signifie la valeur ? Je connaissais la valeur DE… ou mettre en valeur ou encore la valeur + un adjectif, un épithète. Or là, si j’ai bien compris le terme prononcé beaucoup plus souvent par les éditeurs que les auteurs, LaValeur serait un substantif à caractère sacré (du genre masculin), une formule incantatoire, un voeux pieux, que je rattache à une envie de se donner bonne conscience, un substitut de moralité dans le contexte psychologique et culturel local pour le moins déphasé.  La valeur, était-ce un objectif de rémunération juste et précise de la création, du travail de l’auteur ? Alors don’t beat around the bush : en France les auteurs d’oeuvres numériques ne sont pas correctement  rémunérés par leurs éditeurs, lesquels ont sans doute l’intention de combler cette lacune sans encore savoir comment. Chacun ne veut rien lâcher et a peur de  se faire avoir, désolée pour la trivialité !

En attendant, si vous êtes auteur numérique sans contrat d’édition numérique – pour moi la meilleure solution actuellement (5), au bout de 500 clics « j’aime » il y aura un annonceur prêt à ajouter un bandeau en haut de votre oeuvre pour faire de la pub pour de l’eau de Lourdes ou autre ; cela signifiera qu’il vous aura attribué une certaine valeur selon ses références économiques ; vous êtes libre de refuser ; si vous acceptez, il vous donnera une petite fraction de la somme récoltée suivant des modalités incompréhensibles et invérifiables, mais vous aurez au moins un petit revenu… Et du coup une vision de ce que vous valez selon des critères non cérébraux, des critères du marché dont se revendiquaient les éditeurs présents au Forum. Un marché volatil, aux formes multiples, à durée de vie variable, comme l’oeuvre sur Internet. L’offre de rémunération de type au clic vous apprendra à vous positionner dans un monde nouveau, éloigné de l’édition classique. Avoir sa place et sa valeur d’auteur dans une autre système pour gagner sa vie.

Gagner sa vie, ce n’est pas toujours le cas dans le marché papier où la valeur de l’auteur lambda varie peu et où il arrive que des éditeurs oublient d’honorer les termes de leur contrat ; si vous n’avez pas pris la précaution de passer par une organisation de soutien aux auteurs – suivez mon regard- vous ne pourrez pas financièrement vous battre pour faire valoir vos droits. Que les éditeurs qui liraient ces lignes ne poussent pas des cris d’ orfraie, qu’ils explorent leur environnement …

 Autres forme et moyen d’exploiter son oeuvre…  Exploiter, c’est en effet le concept qui m’a le plus fasciné lors de ces deux journées d’échanges à la SGDL car c’est une notion que les auteurs traditionnels d’oeuvres papier avaient assez peu –juste liée à quelques droits dérivés automatiquement accrochés aux contrats des éditeurs. Tirée du fond de l’inconscient collectif intellectuel français, subsiste chez les auteurs d’une oeuvre écrite une honte à demander une rémunération qui les fasse vivre. Ce qui explique la paupérisation croissante que le Pdt de la Société des Gens de Lettres a soulignée en introduction.

 Et voilà comment, dans l’ensemble, les auteurs se sentent lésés par leur éditeur surtout sur les droits sur les oeuvres numériques calqués sur les droits papier, avec rémunération au pourcentage, à la vente à l’unité et d’une durée de validité égale à celle de la vie de l’oeuvre… C’est-à-dire sans relation avec la réalité ni la matérialité d’une oeuvre numérique. Des négociations entre le Conseil Permanent des Ecrivains, le Syndicat National de l’Edition et les pouvoirs publics visant à obtenir une rémunération juste aux auteurs d’oeuvres numériques achoppent bien plus du fait des éditeurs que des auteurs.

 Le vocabulaire employé lors des ces rencontres de la SGDL me paraît révélateur : « Nous sommes des producteurs d’artistes de l’écri »t, a dit Marion Mazauric, créatrice et directrice des Editions Au Diable Vauvert. Que je sache un producteur d’artiste prend sans cesse des risques financiers, son succès dépendant de sa capacité de projection et d’évaluation et de sa gestion juste et rigoureuse de ces risques… « Nous sommes des patrons de PME dans la culture », a-t-elle ajouté développant les difficultés financières que représente la numérisation de son fonds, seule activité numérique à son actif pour le moment. Son : » le numérique n’est pas visible économiquement », laisse pantois ! Je conseille un voyage d’étude en Corée du Sud où la création numérique libre est exceptionnelle et vivante, véritable source de valeur pour rependre ce mot vide de sens chez nous et pourtant mille fois employé au cours de ces journées. « Ne  minimisons pas la souffrance des éditeurs », comme nous l’a demandé un participant. D’accord ! Avant, soulageons celle des auteurs. Le forum terminé, il ressort à mes yeux que bon nombre d’éditeurs sont en retrait sur le numérique, peur de prendre des risques, de perdre leurs privilèges, leur pouvoir sur les auteurs, méconnaissances technologiques, absence de projection commerciale.. Un peu de chaque ?  Certains, qui s’y sont lancé, reconnaissent les difficultés, tel Patrick Gambache, responsable du développement numérique à La Martinière Groupe : « nous réfléchissons sur la structuration du marché numérique. Comment faire fonctionner une édition numérique sur des schémas traditionnels ? Jusqu’à récemment nous n’avions pas de Recherche et Développement, pas de travail sur ces nouvelles oeuvres numériques ». Plus de rigidité chez Chez Gallimard, où selon le secrétaire général Alban Cerisier qui est également responsable du développement numérique de cette maison à laquelle tout auteur rêve d’appartenir,  « il ne faut pas isoler l’exploitation numérique de l’exploitation globale d’une oeuvre… Le numérique est un marché faible…  »  Mais Gallimard affirme veiller à une répartition régulière de la valeur. Hervé Le Tellier, membre de l’Oulipo (Ouvroir de Littérature Potentielle) a rejeté la réalité du risque industriel pour l’édition papier évoqué par certains éditeurs, réagi avec force aux calculs prix/minute ou prix /heure avancés par d’autres, ainsi qu’à la vision purement capitaliste de la création. Hervé Le Tellier, également auteur de nombreux ouvrages et collaborateur à l’émission « Les papous dans la tête » (France Culture) a invité l’assistance à regarder ce qui se faisait ailleurs, notamment chez les éditeurs américains traditionnels, tout en mettant en garde contre l’envie de se jeter dans les bras de grands groupes vendeurs de  livres numériques comme produits dérivés d’un autre bien qui est leur fond de commerce. Beaucoup d’interventions passionnantes ; cependant, par rapport aux pays anglo-saxons ou à la Corée tout paraît étroit, en retrait, figé et tristounet.

 ENFIN DES AUTEURS NUMERIQUES EN MARCHE 

Heureusement, quelques réalisations épatantes, initiatives personnelles au départ, présentées au cours de ces travaux sur L’auteur et la création sur internet, ont apporté un peu d’espoir aux auteurs piaffants dont je suis. Quel exemple du Seuil avec l’édition de Ah. première oeuvre exclusivement numérique interactive (pas encore un ouvrage multimedia, sans doute cela viendra). Optimisée pour les tablettes, également accessible sur ordinateur, Ah. d’Emma Reel. s’explore comme un labyrinthe des liens hypertextes. Selon son éditeur, le projet a mis trois ans à sortir, trois ans à vaincre les réticences internes. Le Seuil, seul éditeur qui ose ! A qui la suite ? Autre émergence passionnante : Textopoly d’Eli Commins, homme de théâtre, explorateur de formes textuelles non linéaires. Textopoly est un espace de création littéraire numérique infini qui fait exploser l’imagination, où chacun peut agencer et lier ses textes à du son ou de images comme bon lui semble ; ensuite le lecteur choisit son chemin. Parsemé de cadavres exquis ? Dès que je ne suis plus en bas débit j’y file ! C’est une création du Centre d’art et de culture contemporaine de Montpellier, La Panacée. A venir, la première revue de reportage et documentaire en bande dessinée numériques : La Revue Dessinée dont Kris, scénariste de BD d’actualité, est venu faire une présentation ; la technique rechignait ! Je vous recommande une visite à leur site, je dis leur site car aux côtés de kris il y a Virginie Ollagnier, Franck Bourgeron, Olivier Jouvray et Sylvain Ricard. Enfin, la plus ancienne de ces réalisations réjouissantes : Babelio, un site qui depuis 2007 permet à tout un chacun de mettre sa bibliothèque en ligne sous forme de critiques d’ouvrages. Ils sont 60000 lecteurs membres qui ont publié plus de 220 000 critiques de livres… On l’a bien entendu au cours de ces deux journées sur l’auteur et la création sur Internet organisées par la SGDL : les auteurs sont en avance sur les éditeurs, ils parlent la langue du futur et ne sont plus prêts à accepter un appauvrissement injustifié. Quitte à inventer de nouvelles relations éditoriales. Un peu brouillon ? La tête pleine des interventions enrichissantes, la découverte que, comme M. Jourdain, je faisais de la prose sans le savoir ; du coup mes projets bouillonnent, me donnent le tournis et j’en appelle à une participation de talents complémentaires.

  • Petit rappel sur cette manifestation organisée par la Société des Gens de Lettres: la première journée portait sur l’identité de l’auteur sur Internet, la vie de l’oeuvre dans l’univers virtuel et les nouvelles créations possibles avec ce nouvel outil, la seconde sur l’économie du numérique, ses modèles, le partage de la valeur et le droit d’auteur sur le net. Tout sur www.sgdl.org
  • (1) J ‘avais mis en ligne avec lecture et possibilité de le reproduire gratuitement à condition de mentionner mon nom, mon roman Le Feu sacré édité par Edisud, tiré à 5000 exemplaires, épuisé sans être passé au pilon… C’était il y a plus de 10 ans, à l’extinction des droits restreints donnés à mon éditeur. Lorsque j’ai supprimé le site que j’avais moi-même construit et l’ai remplacé par ce blog à partir d’un Système de Gestion de Contenu, j’ai du redécouper et racourcir le texte.
  • (2) La modification en fonction du lecteur ou d’une exploitation commerciale particulière existe aussi dans l’édition papier : mon roman avait été accepté par une importante maison d’édition parisienne ; on m’avait seulement demandé que l’héroïne soit canadienne et journaliste (canadienne car les avions de lutte contre les feux de forêt sont canadiens et journaliste comme moi) en prévision d’une exploitation cinématographique. A quelques jours de l’impression, la directrice de collection est partie ailleurs avec pertes et fracas, emportant mon manuscrit. J’ai refusé ce changement et c’est Edisud qui a publié mon roman.
  • (3) Cf.le film prémonitoire Hold on (Denise au téléphone) d’Hal Salwen, 1995. Il traitait des relations virtuelless par téléphone mobile. Les réseaux sociaux n’étaient pas encore développés.
  • (4) Voir papier sur le neurtre dans la rubrique l’air du temps du 18 novembre 2011 à http://www.mireilledurand.com/humeur-air-du-temps/la-guerre-des-sexes-naura-pas-lieu-202
  •  (5) Le droit d’auteurs c’est pour celui qui le désire, a noté Marielle Gallo, avocate du droit de la propriété intellectuelle, député européenne qui présida la le groupe de travail sur le droit d’auteur au Parlement Européen.Elle intervenait dans la dernière table rnde sur Internet et el droit d’auteur.
  • En l’état actuel de la législation et des règles commerciales, je ne me sentirai pas protégée par les termes des contrats numériques avec des éditeurs traditionnels, je me sens plus proche contrats d’édition d’oeuvres multimedia.  Sur l’oeuvre numérique qui sera multiforme, une fois terminée la simple numérisation d’écrits existants, je n’ai pas osé poser la question sacrilège en public : où en est-on d’un éventuel rapprochement entre la SDGL et la SCAM Société Civile des Auteurs Multimedia, au moins sur les contrats ?

On n’est plus maître chez soi : c’est le code numérique qui commande ! J’ai du attendre plusieurs jours pour pouvoir mettre ce papier en ligne. http://www.larevuedessinee.fr/ http://blog.textopoly.org/ http://emmareel.net/ http://www.babelio.com/

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