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28 septembre 2016 – 14 h 37 min |

La dictature de l’algorithme, vade retro Facebook !
  
Cet automne, ma parano saisonnière est revenue ! Mais je vais en guérir, je sais d’où elle vient ! C’est la faute, non pas à Voltaire ni …

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La dictature de l’algorithme

Soumis par sur 28 septembre 2016 – 14 h 37 min

La dictature de l’algorithme, vade retro Facebook !

  

Algorithme ou livre numérique

Algorithme ? Est-ce que j’ai une gueule d’algorithme ?

Cet automne, ma parano saisonnière est revenue ! Mais je vais en guérir, je sais d’où elle vient ! C’est la faute, non pas à Voltaire ni à Rousseau, mais aux algorithmes de Facebook et de Google.  Incrédules ? Lisez La dictature de l’algorithme, un article de Frédéric Joignot, dans Le Monde daté du 17 septembre.

Dictature de l’algorithme ?!  De fait, depuis la fin de l’été, sur ma page de ce réseau social c’est le silence radio, ou presque ; je ne reçois plus aucun message de certains amis, ou certaines pages que j’aimais ou groupes auxquels j’étais inscrite. Précisons que, sélective, je n’ai de connections qu’avec des personnes ou entités que je connais ou avec lesquelles j’ai un intérêt autre qu’électronique. « Il (ou elle) n’aime pas ce que je publie et m’a enlevé de ses amis », me disais-je. Mes publications sont assez hétéroclites, dans plusieurs langues, destinées à des récepteurs tout autour du monde…
Il y a quelques jours, je rencontre physiquement un ami qui me reproche de n’avoir pas réagi à ses dernières publications. « Je ne les jamais reçues ! D’ailleurs tout mon Internet a un problème, lui dis-je, car lorsque je fais des recherches sur un moteur dans une autres langue que le français, je suis renvoyée sur le moteur en français plusieurs fois de suite, même si je retape l’adresse où je veux aller ; de même, je n’ai jamais de réponses à ma requête exacte mais sur des sujets dérivés… »

Et voila que je lis La dictature de l’algorithme de Frédéric Joignot, publié dans Le Monde daté du 17 septembre -pages 1 et 7 du supplément Idées !

Clair comme de l’eau de roche ! Je suis en cours d’enfermement malgré moi, dans mon « cocon intellectuel », par les algorithmes de Facebook et de Google qui tissent une « bulle filtrante » autour de chacun de leurs utilisateurs en fonction de 57 critères personnalisés tels, notamment, « l’âge, le sexe, les dernières recherches effectuées, la géolocalisation, le navigateur utilisé, la résolution de l’écran, les services visités, la fréquences des clics et les raccourcis utilisés etc », indique Frédéric Joignot.

Depuis quelques années, je déplore un « formatage du cerveau » en vue de la fabrication de vivants manipulables. Vision pessimiste, nourrie d’un vécu dans des pays « forts », et de lectures pas totalement rigolotes comme Georges Orwell, Hannah Arendt, Julien Benda, Michel Foucault et autres. Cette vision est aujourd’hui du domaine du plausible.

Cependant, dans ce mouvement général, je n’avais pas mesuré la force d’emprise négative des algorithmes et la faiblesse avec laquelle nous y succombions. Finalement, que ferrions-nous sans les réseaux sociaux et les moteurs de recherche (un en particulier) ?

J’avais été choquée dans un récent documentaire sur Le Monde de voir des journalistes utiliser les réseaux sociaux comme sources d’information fiables. Je me disais -vieille peau sceptique, méfiante- que de mon temps … ! Je crains que même si l’on a une source humaine identifiée derrière un compte de réseau social, on ne soit jamais certain qu’elle soit l’émettrice du message reçu: son moyen de transmission peut être utilisé par un autre, elle peut appuyer par erreur sur « envoyer » un message qui n’en est pas un, etc.

Il y a plus de 30 ans, une journaliste de l’AFP envoyée spéciale dans l’Ogaden avait été conduite, yeux bandés, vers un chef rebelle qu’elle avait intervieuvé. Elle écrivait dans sa dépêche : « celui qui dit être Machin Truc estime … » A un confrère d’un autre média s’étonnant de la formule, elle avait expliqué : « j’avais les yeux bandés et ne l’ai jamais vu avant ».

Comme c’est loin tout ça, me souffle Captain Cap. Imaginons la scène aujourd’hui ; d’abord difficile de mener une personne dans le désert, ensuite inutile de lui bander les yeux, enfin son papier est écrit avant même qu’elle ne soit rendue sur place. D’ailleurs, pourquoi les deux interlocuteurs ont-ils besoin de s’approcher ? Un seul outil, un drone, une liaison Internet à très haut débit, que sais-je ?  et le tour est joué. Si elle (la journaliste, vous aviez compris) y va, sa géolocalisation automatique donnera sa position en temps réel, et si elle ne s’y rend pas, les « données documentaires » de base s’afficheront quelque part, peut-être même directement sur sa peau ou dans son cerveau, les images virtuelles du beau ténébreux apparaîtront presque à la vitesse de la lumière et en « technicolor »…

Et puis pourquoi ne pas robotiser tout ceci, de nombreux cerveaux sont déjà lobotomisés et bourrés de schémas et codes préétablis.

C’est pourquoi les algorithmes ont bon dos. Comme s’ils étaient une force active en eux-mêmes! Ce ne sont que des moyens de calcul, et qui décide quoi calculer et pour quel objectif ?

Donc, si l’on veut échapper à l’enfermement mental, bien expliqué dans l’article de Frédéric Joignot : La dictature de l’algorithme, prenons-nous en, tant qu’il nous reste un peu de matière blanche non figée, à Facebook et Google.

Avec ce constat récent de restrictions jusque-là toujours injustifiées, je décide de réduire mes publications dès ce billet « posté » et invite mes amis à de nouveaux échanges uniquement par mail – et pas par le mail de Facebook ! Méfiante, instinctivement réticente, j’avais été tardive à me « mettre » sur ce réseau social, ne cédant que sous la pression d’amis ne communicant plus par mail.

Vade retro Facebook ! Je vais vivre sans toi.

Autre constat sur l’algorithme, de Google cette fois : en ce mois de septembre 2016 lorsque je travaille sur mon ordinateur, connecté à internet mais sans aucun site ouvert ni aucune adresse tapée, j’obtiens, dès lors que je me branche sur un site, quel que soit son thème, des messages faisant références aux sujets sur lesquels je travaille « en interne » et en « privé » même s’ils N’ONT AUCUN RAPPORT AVEC LE SITE QUE JE CONSULTE A L’INSTANT T.

Il y aurait donc bien un espion amoureux, un mouchard jaloux ou, pire, un vampire algorithmique qui voudrait « prendre la main » sur mon cerveau et mes doigts? Je vais me déconnecter dès usage même si cela m’oblige à me reconnecter des dizaines de fois par jour ! Car -hélas –  les autres moteurs de recherches sont plutôt piteux à mes yeux.

Qu’en pensez-vous, amis ? Avez-vous fait des constats identiques ? Répondez par mail et faites circuler l’information par vos voies ad hoc (Chacun fait c’qu’il lui plaît).

 

  • La dictature de l’algorithme article de Frédéric Joignot dans Le Monde daté du 17 septembre -pages 1 et 7 du supplément Idées
  •  (autre dictature la mise en forme automatique)
  • Algorithme vient directement du nom Al Khwarizmi (c’est peut-être  pour cela qu’il n’y  a pas d' »Y »). Mohammed Al Khwarizmi était un mathématicien, astronome et géographe perse né vers 780 dans la province du Khwarezm actuel Ouzbekistan (d’où son nom que l’on traduirait par l »ouzbek »), mort vers 850 à Bagdad où il professa à la Maison de la Sagesse sous les Abassides. Vers l’an 825 il écrit en arabe un « Abrégé du calcul par la compilation et la comparaison » qui, traduit, transmis, reste de nos jours la base de nos connaissances actuelles et a donné nos algorithmes.
  •  (autre dictature la mise en forme automatique)
  • Et c’est ainsi qu’Allah est grand ! (Peut-être ! En effet, j’ai du enlever les guillemets devant le titre de l’article de F. Joignot dans tout mon papier pour améliorer le référencement ! Autre avatar de cette dictature de l’algorithme à laquelle je dois me plier. CQFD)

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