Lu de-ma bibliothèque »

28 septembre 2016 – 14 h 37 min |

La dictature de l’algorithme, vade retro Facebook !
  
Cet automne, ma parano saisonnière est revenue ! Mais je vais en guérir, je sais d’où elle vient ! C’est la faute, non pas à Voltaire ni …

Lire l'article complet »
Lu de-ma bibliothèque

Plaisirs et découvertes d'une volumineuse bibliothèque familiale en plusieurs langues. Partage de textes curieux ou intéressants dont certains seront à vendre.

L'air du temps

Billet d'humeur sur le quotidien d'une vie. Où il sera question des plaisirs, découvertes et détestations, du mot et de l'image dans tous leurs états, des arts plastiques de la musique et de la nature. Sous Licence Creative commons

A vendre livres Vieux papiers

Livre et vieux papiers de la bibliothèque familiale à vendre. Intéressants par leur contenu en plusieurs langues, Demandez, je saurais si j'ai ce que vous cherchez ; mais il faudra me laisser le temps de trier et trouver. Pseudo sur le bon coin : greniercurieux.

Inédits ou épuisés en ligne

Des ouvrages inédits, ou épuisés comme le roman "Le feu sacré", roman d'aventure initiatique sur le feu de forêt à lire sur votre écran.

Heureux les orphelins stériles

Heureux les orphelins stériles ! Une saga familiale inédite, à suivre en ligne sous forme de feuilleton. Site sous creative commons.

Accueil » Lu de-ma bibliothèque

Découvrir Armand Barbès avec Paul Tirand

Soumis par sur 7 mai 2016 – 11 h 32 min

Découvrir Armand Barbès avec Paul Tirand 

 

     Armand Barbès ? Un boulevard, une école ! Non ? ! Une personnalité ambigüe et un lutteur républicain jusqu’au-boutiste que Paul Tirand nous fait connaître à travers des lettres inédites à ses amis, provenant des Archives de Russie et des Archives de la Guadeloupe.Armand Barbès pas qu'un boulevard...

« Armand Barbès, l’indigné permanent » est publié aux éditions L’Harmattan. Paul Tirand, en un travail d’historien qu’il prétend pourtant ne pas être, comble une lacune presque générale car qui sait aujourd’hui en France qui se cache derrière ce Barbès (1809-1870) dont tant de lieux publics -jusqu’à un quartier délabré de Paris- portent le nom ?

                              Armand Barbès statue à Carcassonne

Bel homme sans doute, aimant les plaisirs oisifs d’un gentleman-farmer qu’il a été avant de se s’emmurer en ascète, sensible aux avantages de la bourgeoisie dont il était issu avant d’en rejeter les valeurs mercantiles, très bon ami, fidèle, généreux, formé à l’école de Sorèze, on voit dans « l’indigné permanent » de Paul Tirand éclore un Barbès déiste et croyant, un républicain acharné, s’engageant dans une lutte féroce mais juste et mesurée pour ne pas nuire au « Peuple/Christ, la grande nation » à qui il entend faire gagner « l’Univers par le triomphe de la République« .

Armand Barbès député de l’Aude 11 jours

 

Décrit comme un révolutionnaire romantique dans l’une des deux seules biographies qui lui avaient été consacrées, l’Armand Barbès de Paul Tirand éclaire d’un jour nouveau cet homme oublié, au mieux méconnu et, pourtant, une fois la dernière page de l’ouvrage refermée… si attachant ! Paul Tirand en empathie avec son sujet nous l‘offre vivant, proche, amical et humain, jusque dans ses faiblesses.   Paul Turand auteur d' Armand Barbès, l'indigné permanenente

Armand Barbès a laissé très peu d’écrits publics, n’a jamais couru après la gloire ou le pouvoir contrairement à Auguste Blanqui dont il fut « proche » avant qui celui-ci ne le trahisse, a défendu ses convictions morales de déïste et républicain, difficilement conciliables pour l’opinion publique de son temps, jusqu’à se sacrifier en s’exilant. Il a été député onze jours, a passé trente et un ans en prison et en exil volontaire, est mort deux mois avant la proclamation de la République qu’il a voulue toute sa vie…

Ses écrits publics se comptent sur les doigts d’une main, peut-être est-ce une raison de sa disparition de la mémoire collective ?

– « Quelques mots à ceux qui possèdent en faveur des prolétaires sans travail« , sa « seule contribution à la littéraire révolutionnaire, où l’on décèle un socialisme teinté de christianisme », nous dit Paul Tirand. La brochure est écrite et publiée durant un séjour oisif et « embourgeoisé » au domaine familial de Fourtou (Aude), où il se repose de son premier emprisonnement (avril-juillet 1834) consécutif aux insurrections contre les atteintes aux libertes publiques de Lyon et Paris, et après la fondation avec Arago de la Société des Familles, une société secrète dont le but est la révolution sociale. De plus, il vient de réussir l’évasion qu’il a organisée avec Blanqui de vingt-huit républicains incarcérés à Sainte Pélagie. « Grand prestige auprès des républicains ! » Pourtant, pendant qu’il était en prison il administrait à distance le domaine familial en hobereau peu soucieux du statut de ses travailleurs mais bien plus de la rentabilité de son bien, selon pièce du fonds Barbès de la Bibliothèque municipale de Carcassonne citée par Paul Tirand.

– « Deux jours de condamnation à mort« , publié du fond de sa prison de Nîmes huit ans après sa condamnation à mort prononcée le 12 juillet 1839 et commuée en déportation perpétuelle par Louis-Philippe… deux jours plus tard, sous la pression populaire et d’hommes politiques tels Lamartine ou Victor Hugo. Alors que Blanqui a su s’en tirer, Armand Barbès est reconnu comme le chef de file de l’insurrection du 12 mai 1839 et le meurtrier d’un lieutenant sur les barricades -fait qui sera reconnu faux plus tard. Il prévoyait pourtant l’issue incertaine de cette insurrection, mais il y fut précipité par un Blanqui dont l’attitude, fort bien analysée par Paul Tirand, est celle d’un personnage moins sympathique que ce que nous en avons retenu, et il est vrai moins porteur d’écoles et autres lieux publics !

Dans « Deux jours de condamnation à mort », Barbès décrit les conditions de vie des prisonniers condamnés à mort, réaffirme sa croyance en Dieu mais son hostilité à l’encontre de ses représentants et livre, en outre, sa préoccupation sur « le sort et le salut de la France » avec une exaltation toute particulière qui le poussera plus tard à s’exiler et vivre une vie misérable les seize dernières années de sa vie : « Saint-Just, Robespierre, Couthon, Baboeuf, priez pour moi, voici mon jour de gloire qui vient » , s’écria-t-il alors qu’on venait le chercher… pour ce qu’il croyait être l’échafaud et qui fut la commuation (j’invente un mot ?) de sa peine en détention perpétuelle.

Armand Barbès prisonnier et exilé 31 ans

 

Le domaine d Fourtouoù est enterré Armand Barbès    Il passe donc des geôles du Mont-Saint-Michel, en juillet 1939, où arrive bientôt Blanqui avec lequel des disentions s’élargissent, à celles de Nîmes. Il a 30 ans et passera, exceptés 90 jours de liberté en 1848, les 31 années qui lui restent à vivre en prison ou en exil volontaire, devenant de 1854 à 1870 « son propre geôlier ».

Si l’on songe que durant sa scolarité à Sorèze déjà il portait en permanence deux gilets de flanelle sur le corps, on comprend combien les conditions de détentions vont peser sur sa fragilité naturelle : au Mont Saint Michel sa santé se dégrade, il crache le sang, n’a que la peau sur les os, il s’administre des doses d’un « médicament » en fait très toxique (le Leroy). En prison il écrit, maintient le lien avec les amis et camarades avec qui il partage les idéaux et la lutte sociale et républicaine. Il crée et assure la pérennité du lien entre eux, aussi. C’est de cette correspondance, jusque-là inédite et consignée dans les Archives d’Etat russe de l’Histoire sociale et politique, héritées des Archives du parti communiste d’URSS et notamment du Fonds Barbès, ainsi du fonds papiers et Actes des Archives départementales de la Guadeloupe, que Paul Tirand remonte la chair de cette personnalité sans cesse en éveil, cet homme politique engagé et presqu’oublié aujourd’hui. De plus, Paul Tirand qui est un grand connaisseur des mouvements sociaux du 19ème siècle ayant publié plusieurs ouvrages sur ces thèmes, donne dans son « Armand Barbès, l’indigné permanent » des éclaircissements passionnants de cette époque de grands troubles intellectuels et politiques.

Dans ses lettres à ses amis militants républicains tels Eugène Fomberteau, également prisonnier politique, Oscar Gervais – dirigeant du parti républicain à Montpellier – ou aux saint-simoniens Pierre Leroux et Charles Fourier, ou encore à Victor Schoelcher, à ses amis proches tels Etienne Arago et Georges Sand, à Gustave Flaubert et à tant d’autres … il décrit les conditions de vie des prisonniers politiques mais surtout réaffirme la nécessité de parvenir à la République, déployant un socialisme utopique, lançant des appels aux associations ouvrières par lesquelles doit se construire l’organisation sociale…

Et voilà qu’Armand Barbès est libéré le 25 février 1848 pour cause de révolution!  Il va rester libre 90 jours !

Aussitôt, Barbès gagne Paris pour de se mettre à la disposition du gouvernement provisoire. Avec en toile de fond le conflit avec Blanqui, que Paul Tirand détaille clairement, il participe au journal La Commune de Paris, pour appeler à la défense de la République, « préconise une politique de conciliation, s’engage à défendre les mesures gouvernementales contre l’imprudence et l‘exagération de certaines impatiences, de certaines célérités« .

C’est alors, le 31 mais 1848, que paraît « le document Taschereau » un état des société secrètes, dénonciation anonyme, donné au ministère de l’Intérieur et publié par Jules Taschereau dans « La Revue Rétrospective » qu’il dirige. Seuls Blanqui et Barbès connaissaient les éléments qui ont fait l’objet de cette dénonciation anonyme. La haine de Barbès pour Blanqui « ce démagogue à double face » qui l’a déjà fait accuser d’un meurtre qu’il n’a pas commis, ne le quittera pas, mais jamais Armand Barbès, l’indigné permanent, ne se livrera à un quelconque acte à l’encontre de son ex-ami. L’inverse n’est pas vrai.

A l’occasion du vote de confirmation de sa désignation comme commandant de la 12ème Légion de Paris, le 5 avril 1848, Barbès publie une simple affichette « électorale » destinée à ses gardes nationaux dans laquelle il revient sur le crime qui lui était imputé et dont il a été lavé ; son troisième « texte public«  ?

Dans la foulée, le 23 avril 1848, il est élu député de l’Aude à l’Assemblée constituante « davantage pour sa notoriété familiale, nous dit Paul Tirand, que pour ses ses idées qui heurtaient des électeurs, certes républicains mais attachés aux valeurs traditionnelles, notamment au droit de propriété, attitude largement majoritaire dans la population rurale. »

Le Domaine de Beauvoir, ayant appartenu à la famille d'Armand Barbès.Il ne fut député que du 4 au 15 mais 1848, mais un député très présent et très actif !

Ardent défenseur des valeurs sociales et républicaines, de plus en plus « indigné, on le voit dans l’ouvrage de Paul Tirand, exalté, poussé sans doute par Blanqui, se mettre en porte à faux avec sa situation de colonel de la garde nationale, jusqu’au 15 mai fatidique.

Ce jour-là, séance agitée à l’Assemblée, rassemblements populaires considérables, irruption de manifestants dans l’Assemblée ; Armand Barbès monte à la tribune puis prend la tête des manifestants vers l’Hôtel de ville où il proclame la dissolution de l’Assemblée et la constitution d’un gouvernement provisoire. Il est arrêté et emprisonné à Vincennes en attendant de passer devant la Haute Cour l’année suivante, et condamné à la déportation dans une enceinte fortifiée (Doullens près d’Amiens). Sa déclaration devant la Cour avant sa condamnation constitue son testament politique qu’il termine par : « Vive le République démocratique et sociale. »

Les lettres à ses amis et ses camarades que Paul Tirand a si bien exploitées nous font vivre un Armand Barbès à la santé de plus en plus chancellante mais toujours autant « concerné » par l’avènement de la république socialiste ; si dans ses lettres à ses amis il déplore la manière dont se sont passé les choses, il se déclare opposé à l’élection du président de la république au suffrage universel et, dans ce qui constituerait un quatrième écrit public, une lettre ouverte à la jeunesse, Armand Barbès écrit : « … Entre les deux partis qui se disputent encore le monde, vous, les fils de bourgeois, (… ) vous voulez que le règne de toute exploitation de l’homme par le capital prenne fin et que le but de l’activité humaine soit d’établir l’égalité vraie sur la terre. Citoyens, c’est aussi au service de ces principes que j’ai dévoué mon existence… »

Barbès meurt 38 jours avant la proclamation de la République

 

  Barbès sur son tombeau au miliu des bois de Fourtou De 1848 à 1854, menacé d’une éventuelle déportation aux îles Marquises, Armand Barbès passe de la prison de Doullens (près d’Amiens) à celle de Belle-Ile, dans des conditions terrifiantes, victime de sévices. Il continue à suivre et commenter la vie politique, à se battre pour le triomphe de la République… Paul Tirand ouvre à notre connaissance ses lettres sur le socialise utopique vu par la presse américaine, sur les conditions de détention des femmes (à Pauline Roland), à Jacques Brives, et le 2 novembre 1852, au Peuple, dans une lettre ouverte contre le projet de Louis-Napoléon Bonaparte d’organiser un plébiscite pour le rétablissement de la dignité impériale. Ce serait son cinquième écrit public.
« Peuple, proclame-t-il, (…) si tu es toujours la grande nation, le Peuple/Christ, et je le crois, malgré les railleries de l’étranger, si tu n’as pas perdu conscience de ton but, et que tu veuilles, comme ce but te le commande, réaliser l’égalité dans ton sein pour en doter le monde, Peuple, redressetoi car l’Univers t’attend
« 

Coup d’Etat du 2 décembre 1851 (lecteurs, rassurez-vous : Paul Tirand a mis, en fin de volume, une chronologie claire et suffisante pour que vous suiviez ce siècle tourmenté.) suivi d’un oubli des prisonniers politiques dont les conditions de vie se détériorent ; à Belle -Ile la santé d’Armand Barbès a empiré, il s’en plaint à ses amis, le conflit avec Blanqui a entraîné des bagarres physiques entre blanquistes et barbéristes, mais il conserve intactes son indignation et sa foi en la république sociale qu’il transmet dans les nombreuses lettres à ses amis. Il traite de la situation de l’Espagne où « il semble qu’Isabelle (soit) dans l’état de Louis XVI après le retour de Varennes » et d’un projet d’association internationale…

Voilà que le 5 octobre 1854 Napoléon III le gracie ! Barbès ne l’accepte pas et décide son départ volontaire pour l’exil ce dont ses amis -Georges Sand en premier lieu- tentent de le dissuader. En vain ! « Je me sers à moi-même de geôlier et je ne puis me permettre aucune infraction à mon arrêt », lui écrit-il.

La personnalité dévoilée dans « Armand Barbès, l’indigné permanent » par Paul Tirand est bien masochiste (et orgueilleuse ?) : par deux fois il refuse une mise en liberté totale et malade, s’infligera deux années d’errance de 1854 à 1856, chassé d’un pays vers un autre : Belgique, Pays-Bas, Piémont, Genève, Espagne, Portugal, Londres ! Il « fait de l’exil une question d’honneur », note Paul Tirand.

Armand Barbès finit par obtenir l’asile politique à La Haye en juillet 1856 il y vivra, mal, jusqu’à sa mort le 26 juin 1870. Mais malgré son état physique déplorable (« ma vie ne me paraît se prolonger que pour me faire souffrir..« ) il partage toujours ses préoccupations politiques et sociales avec ses amis dont Jean-Baptiste Bocuqet, Louis Blanc et tant d’autres dont Paul Tirand nous révèle les échanges.

En novembre 1869, l’opposition républicaine décide de présenter la candidature d’Armand Barbès à une législative partielle de Paris, sans son assentiment préalable. « …Vous avez tourné les yeux vers le vieux prisonnier qui ne reste depuis quinze ans loin de son pays, loin de vous, que pour tenir parole. Merci chers citoyens, merci. Vous m’avez comblé… » écrit-il dans ce qu’on pourrait considérer comme un texte public. Il est battu mais « …Tout ce qui me semble évident c’est que l’empire tombe comme un corps en dissolution et que nous sommes à la veille d’une de ces grandes crises dont peu d’hommes certainement comprendront bien l’immensité« , écrit-il à Georges Sand au début de i870. Et à Louis Blanc après la victoire de Napoléon III le 8 mai 70 : « …. la situation est devenue plus révolutionnaire que jamais… »

25 jours avant sa mort une lettre-programme à Jules Guesdes

Vingt-cinq jours avant sa mort – qui se produira le 26 juin 1870 à La Haye, sa soeur à ses côtés- il adresse en guise de parrainage une lettre programme à Jules Guesdes jeune journaliste fondateur d’un journal intitulé Les Droits de l’Homme pas encore devenu co-fondateur de la SFIO, dans ce qui apparaît à Paul Tirand comme un passage de flambeau. Il est vrai que peu de temps auparavant il écrivait à son ami Louis Blanc : « j’ai … sur la poitrine un spasme qui me comprime le coeur et contre lequel les prises, très fréquentes d’éther, restent impuissantes… »

Mais quel mystère cache cet homme centré sur sa famille, toujours resté célibataire, souffreteux dès l’enfance et pourtant très endurant ? Peut-être une atteinte physique jamais découverte en plus de la maladie cardiaque et/ou pulmonaire qui devait l’emporter dans son exil ?

Contrairement à ce que le lecteur de ces lignes pourrait croire, je n’ai rien dit du riche contenu du livre de Paul Tirand. Il lui reste TOUT à lire d' »Armand Barbès, l’indigné permanent ». Car l’auteur nous donne, en outre d’importants éclairages, fort bien documentés, sur la personnalité privée et les relations familiales d’Armand Barbés. Le lecteur suit en filigrane les torsions de son âme, ses douleurs morales jusqu’à sa « posture » masochiste, un penchant pour la douleur qui apparaît comme bien regrettable à la postérité..

La richesse du contenu et le style alerte de Paul Tirand nous font dévorer « Armand Barbès, l’indigné permanent » comme un bon roman ou comme un palpitant scénario de film, même moi qui avais eu le privilège de lire le manuscrit.

  • Armand Barbès, l’indigné permanent, de Paul Tirand. 235 pages, assorti d’une chronologie, d’une table des matières, d’une annexe sur le document Taschereau et de six pages de sources dont celles manuscrites, jamais utilisées en France, des Archives d’Etat russe de l’Histoire sociale et politique, héritées des Archives du parti communiste d’URSS et notamment du Fonds Barbès ; des Archives départementales de la Guadeloupe, Papiers et Actes Barbès.

        Editions l’Harmattan avril 2016. A demander dans toutes les bonnes librairies ou directement sur le site de l’éditeur. ISBN 978-2-343-08169-4

  • Armand Barbès est enterré au domaine de Fourtou commune de Villalier (Aude) qui avec le domaine voisin Beauvoir appartenaLe tombeau d'Armand Barbès sur le domaine de Fourtou (Aude)it à sa famille. Son tombeau au milieu des bois est aujourd’hui accessible grâce aux nouveaux propriétaires des lieux. Au domine de Fourtou on peut dormir dans des maisons dans les arbres, au domaine de Beauvoir, on a sa chambre dans un foudre. Bonnes vacances ! (pub totalement gratuite à l’insu des propriétaires.)

  • Paul Tirand a écrit, aussi documentés et intéressants, plusieurs ouvrages sur les mouvements sociaux dans l’Aude tels le Saint-Simonisme. Je reviendrai dessus.

Ecoutez, pour terminer, BUVONS A L’INDEPENDANCE DU MODE  – il n’est pas trop tard !- avec une chanson de l’ancien canut compositeur et musicien Pierre Dupont écrite  trinquer dans les banquets républicains qui précédèrent la révolution de 1848 : le Chant des ouvriers dont voici le texte grâce au site http://www.musicologie.org/ et écouter grâce à YouTube

 

Nous dont la lampe le matin,
Au clairon du coq se rallume,
Nous tous qu’un salaire incertain
Ramène avant l’aube à l’enclume
Nous qui des bras, des pieds, des mains,
De tout le corps luttons sans cesse,
Sans abriter nos lendemains
Contre le froid de la vieillesse.

Refrain
Aimons-nous et quand nous pouvons
Nous unir pour boire à la ronde,
Que le canon se taise ou gronde,
Buvons, buvons, buvons !
À l’indépendance du monde !

Nos bras sans relâche tendus,
Aux flots jaloux, au sol avare,
Ravissent leurs trésors perdus,
Ce qui nourrit et ce qui pare :
Perles, diamants et métaux,
Fruits du coteau, grains de la plaine ;
Pauvres moutons, quels bons manteaux
Il se tisse avec notre laine !
[…]

 

Tags: , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire!

Ajouter votre commentaire ci-dessous, ou trackback à partir de votre propre site. Vous pouvez aussi Comments Feed via RSS.

Soyez gentil. Gardez-le propre. Restez sur le sujet. Pas de spam.

Vous pouvez utiliser ces balises:

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> 

Il s'agit d'un Gravatar-enabled. Pour obtenir votre propre mondialement reconnu-avatar, s'il vous plaît vous inscrire à Gravatar.

Entrer le code captcha * Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.