Lu de-ma bibliothèque »

16 août 2017 – 16 h 38 min |

Vite ! à Montolieu (Aude) ! « Manifestement singulier », Pierre Bettencourt ! Et « L’Internationale des Visionnaires », ou les sens cachés de la représentation humaine dans les collections Cérès Franco et Daniel Cordier.
Deux expositions que je recommande …

Lire l'article complet »
Lu de-ma bibliothèque

Plaisirs et découvertes d'une volumineuse bibliothèque familiale en plusieurs langues. Partage de textes curieux ou intéressants dont certains seront à vendre.

L'air du temps

Billet d'humeur sur le quotidien d'une vie. Où il sera question des plaisirs, découvertes et détestations, du mot et de l'image dans tous leurs états, des arts plastiques de la musique et de la nature. Sous Licence Creative commons

A vendre livres Vieux papiers

Livre et vieux papiers de la bibliothèque familiale à vendre. Intéressants par leur contenu en plusieurs langues, Demandez, je saurais si j'ai ce que vous cherchez ; mais il faudra me laisser le temps de trier et trouver. Pseudo sur le bon coin : greniercurieux.

Inédits ou épuisés en ligne

Des ouvrages inédits, ou épuisés comme le roman "Le feu sacré", roman d'aventure initiatique sur le feu de forêt à lire sur votre écran.

Heureux les orphelins stériles

Heureux les orphelins stériles ! Une saga familiale inédite, à suivre en ligne sous forme de feuilleton. Site sous creative commons.

Accueil » L'air du temps

Langue parlée : liaisons omises, mal-t-à propos

Soumis par sur 14 novembre 2011 – 13 h 37 min

Langue parlée aujourd’hui, le mal-parlé bien entendu !   Adepte de la radio, plusieurs fois par jour, y compris sur les ondes de l’Etat, mes oreilles sont écorchées,  je sursaute aux « plusieur Rannées », « …ces quinze dernière  Rannées… »  « peti à peti », « les diverse Haffaires » ou « cen Z’ euros »qui deviennent « deux cen Heuros «  ou deux cen T heuros » en « Vin Han » (20 ans) ou plus précisément « le vindeu Havril ». Promis, juré, je l’ai entendu récemment dans la bouche d’un de nos hommes politiques, tôt le matin sur une chaîne du groupe national (radio, car je n’ai pas la télévision).  Comment expliquer ce désarroi ?

Et que penser du glissement sémantique, généralement un affadissement, qui s’est insinué petit T’à petit (merçi !) dans la langue parlée jusqu’à se trouver aujourd’hui inscrit dans le langage médiatique.
Plus personne n’est choqué par le non-voyant ou le mal-entendant alors que le mot sourd et la surdité présentent des degrés d’atteinte. Il paraît de bon ton de parler des mal-logés au lieu de dire clairement qu’il s’agit d’êtres humains à la rue ou entassés dans des taudis, ou encore cachés dans une voiture sur un coin de parking loin de chez eux ou de leur lieu de travail. Oui, c’est plus long à écrire et à dire, mais plus précis que « mal-logés ».

Dans cette langue parlée aujourd’hui je vois  l’expression inconsciente d’une honte et/ou d’une indifférence aux autres, au devenir de notre société et au vieillissement de ses membres. Que faisons-nous pour modifier ce qui l’est et adapter la vie à l’inéluctable de tout un chacun ? Nous inventons des mots qui cachent notre inaction ou notre impuissance de citoyens (au pluriel volontairement), et nous blablatons beaucoup.

 

Le mal-parlé, ça vous parle ?

 

La langue parlée institutionnelle n’y échappe pas, j’en veux pour exemple  l’information ! Si «  Bachar el Assad de plu en plu Hisolé » est un fait, qu’en est-il d’ « un lieu  accidentogène » ? Il y a plus de 50 ans, mon instit’ de La Réunion, nous expliquant l’évolution des mots, disait : « les racines, préfixes et suffixes grecs servent aujourd’hui à créer des néologismes là où existe un terme clair et précis »… Chacune de ses leçons dans une pièce où elle faisait la classe aux 9èmes, 8èmes et 7èmes en même temps, était une merveilleuse partie de plaisir !

Phénomène de mode que l’usage d’expressions tarabiscotées comme « conclure un accord programmatique » au lieu d’un accord de programme ? Le mot « programmatique » existe dans les correcteurs d’orthographe de cet ordinateur, ce qui est une référence d’un genre particulier à mon sens, mais il est introuvable dans mes bons vieux dictionnaires.Et si cet accord «impactait mes loisirs que je passe d’habitude dans un lieu non-accidentogène » ?

Je me pardonne à moi-même la confusion avec les Zaricots/Haricots qui mélangent les viandes harigotées à l’ayacotle d’Amérique centrale pour faire un bon cassoulet (de Castelnaudary, la capitale mondiale). Quelle que soit la prononciation je passe sur les Zandicapés/Handicapés parce qu’on n’a pas encore inventé un terme affadi… Gagnée par cette mode et cette facilité, il m’arrive d’utiliser des barbarismes. J’ai constaté que c’était surtout les jours où mon cerveau se transformait en sauce blanche, les jours sans vent. Est-ce votre cas ?

CONCOURS : trouver le plus de mots drôlement tordus.

Petit exercice de lecture plus dur que le texto

Tags: , , , , ,

Laisser un commentaire!

Ajouter votre commentaire ci-dessous, ou trackback à partir de votre propre site. Vous pouvez aussi Comments Feed via RSS.

Soyez gentil. Gardez-le propre. Restez sur le sujet. Pas de spam.

Vous pouvez utiliser ces balises:

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong> 

Il s'agit d'un Gravatar-enabled. Pour obtenir votre propre mondialement reconnu-avatar, s'il vous plaît vous inscrire à Gravatar.

Entrer le code captcha * Le temps imparti est dépassé. Merci de recharger le CAPTCHA.