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Cet automne, ma parano saisonnière est revenue ! Mais je vais en guérir, je sais d’où elle vient ! C’est la faute, non pas à Voltaire ni …

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Helau, Helau ! Liebe, Wein und Mainz : voilà le carnaval

Soumis par sur 15 février 2012 – 0 h 01 min 2 Commentaires

 Rizamba, Rizamba, morgen geh’ die Fassenach’ an

masque de femme fête du cassoulet photo mdur utilisée pour article carnaval mayence

Pas de Mainz mais pourrait en être Rizamba

Rizamba, morgen geh’ die Fassenach an ! (…) wie hab’ die meenzer Mädche  schö’  Böï ‘ ! Oui, le carnaval commence et les filles de Mayence ont de belles jambes !

Qu’importe que Razengarden, Ricque…bourg, Richen…bach ou burg ou berg ou même Narhalla se cache derrière ce Rizamba, enregistré en patois par un cerveau d’enfant déchiffrant l’écriture gothique, mon esprit est sous l’emprise de la déraison et de la démesure du carnaval de Mainz am Rhein.

Fête semblable à celles peintes par Bruegel l’ancien ou aux mystères antiques, comme le laissent supposer les mémoires de Romain (mon ancêtre, prochainement in Heureux les Orphelins stériles) ? Carne levare chrétien ou carrus navalis isiaque ? Fête qui me met en joie comme le carnaval de Limoux  et la fête du Cassoulet de Castelnaudary, grands moments de liesse populaire et de joie décomplexée. 

Helau, Helau !

La cinquième saison de Mainz am Rhein est marquée du chiffre 11, symbole de fécondité et de renouvellement, en un temps de réveil de la nature. Le 11.11 à 11h11 sont lues au balcon de la Osteiner Hof les onze lois du carnaval qui livrera Mayence à sa propre folie jusqu’au Mercredi des cendres (cette année le 22 février). Sans doute, et avant même de naître Mongociacum, Mainz bleibt Mainz, wie es singt und lacht. La campagne du carnaval prend vigueur le jour du Nouvel An avec un grand défilé de la garde des bedons -Razengarde- puis, tous les week-ends des premiers mois de l’année, le carnaval couve ses manifestations, réunions préparatoires toujours festives et ses innombrables bals costumés entre quartiers, groupes, associations, amis …

Enfin, les quatre jours gras précédant le Mercredi des cendres, le carnaval éclate dans les rues, cafés, bars, salles publiques et privées. Chacun revit le chaos primordial, se purifie, se ressource en s’affranchissant de toute contrainte et règle morales et sociales. Déguisé, masqué, tout mayençais devient le Fou qu’il souhaite être, sans réserve et sans retenue, sanctifiant l’amour, le vin et sa ville dans les rires et les chants. Oui, Mayence reste éternellement vivante tant qu’elle chante et rit.

 

Jambes de mayençaises, belles depuis toujours

Couper les cravates, laver son portemonnaie

Cette année 2012,  la Weiberfastnacht (jour des femmes) tombe le 16 février. Tout commence ce jour-là, so ein Tag, so wunderschön wie heute, so ein Tag der dürfte nie vergehn, so ein Tag auf den man sich so freute, und wer weiß, wann wir uns wiedersehn. Un si merveilleux jour qui ne devrait pas filer, si réjouissant … Quand nous reverrons-nous ?

Peu importe ! Ce jour-là, celles qui ont partagé l’argent du ménage avec leur partenaire avant de suivre chacun sa route effrénée, se doivent de couper les cravates des hommes, tous ceux qu’elles croisent. Tout un symbole !

Dès lors, le carnaval se déchaîne : bals partout, plusieurs défilés dans la même journée, musique, chahut, fanfares dans les rues  et dans les salles où entre fanfares, danse et numéros de music hall l’on vient éclater de rire aux discours satiriques, politiques ou autres, toujours incisifs, souvent paillards mais jamais grossiers. Tout le monde en prend poliment mais surement pour son grade. J’ai ri et assez bien compris Detlev Schönaeur un sarrois émigré en Rhénanie Palatinat qui utilise peu le patois mayençais dans son Mainz Bleibt Mainz 2011. Nous, nous avions fait le chemin inverse, d’Est en Ouest.

Samedi 18 février : Mainzer Jugendmaskenzug, défilé de la relève des Fous (défilé des enfants  masqués)  dont je n’ai personnellement aucun souvenir… Cela se pratiquait-il dans les années 50 ? Sans doute pas, le Kindergarten qui nous faisait nous déguiser nous y aurait fait participer. Après le défilé, l’office du tourisme signale l’importante prestation de serment des recrues pour les bals costumés (aucun souvenir ; mais là, c’est normal ! )

Le Dimanche 19 février, toujours plus de bals et de défilés de tous les quartiers car le carnaval est une affaire de quartiers, de groupes, comme à Limoux dont je parlerai l’an prochain. En fait, il ya plusieurs dizaines de manifestations de rues chaque jour et plusieurs défilés en divers points de la ville. De quoi sombrer dasn la folle  liesse collective.

Bis Aschermittwoch bin ich verloren

Enfin le jour J ,  le Lundi des Roses (20 février cette année). Déchaînements, explosions. Oui ! Am Rosenmontag bin ich geboren. Pas besoin d’argent, juste la liberté et la joie et le monde appartient à tous. Personne  n’a  dormi depuis plusieurs jours, chacun clame son bonheur de naître ce Lundi des Roses. Helau ! Helau !

Dès 11h11, tout Mayence déguisé, masqué, est en route pour le centre-ville, pour suivre LE défilé de chars, grosses têtes, fanfares, porte-drapeaux et gardes des bedons. A cheval, Hérold le roi des Narren (Fous) ouvre le défilé, suivi des porteurs de drapeaux et de fanions de la Ranzegarde, lesquels gardes arborent ventres rembourrés et longues nattes. Les « Helau ! » fusent dans la foule, traduisant la joie, la participation, la satisfaction et les félicitations du public.

Tard, le défilé se termine par un spectacle dont je n’ai aucune image en tête. En 1952, dans une ville détruite par les bombes, le défilé du Rosenmontag faisait huit kilomètres de long. Souvenirs un peu effrayants, avant même le départ de la maison, de parents si bien déguisés que je ne les ai pas reconnus, puis d’une foule dansant et chantant à tue-tête et de grosses têtes se penchant vers moi juchée sur les épaules de mon père… Du froid, oui!  Réconfort : des bonbons, comme s’il en pleuvait.  Et cet air si lustig, si entraînant qui me revient à la moindre évocation de Mayence : « Rizamba Rizamba…. » Qui m’en donnera les paroles et m’expliquera le mystère Rizamba ?

Cette année pour Mardi Gras ou mardi des Violettes (Veilchendienstag), parmi les cortèges et corsos, celui du quartier de Mainz Mombach. Vous dire ce qui se passait dans les années 50… Aucune image à l’esprit !

Derniers bals, les plus courus

Hélas tout a une fin, la cinquième saison comme le reste. Arrive Aschermittwoch, le Mercredi des cendres, (le 22 février cette année). Dernier acte carnavalesque : au lever du jour les femmes iront laver dans le Rhin leur porte-monnaie vide, puis regagneront leurs foyers où comme dans les lieux de restauration publique l’on ne servira que du poisson. Les heures recommenceront à battre à l’heure et la vie reprendra peu à peu son cours jusqu’à la prochaine meenzer Fassennach’ (t).

 Peut-être, dans quelques mois, entre deux bouchées de Worscht coincée dans un Mohnbrötchen  (j’ ai le goût des ces saucisses et de ces pains au pavot dans la bouche depuis 60 ans) dans une Weinstube devant un « Halwe » de « Woï », un quidam – en aucun cas un mayençais -reprochera à son partenaire de tous les jours de ne pas être son vrai trésor, d’avoir trop de place en son cœur pour les autres. Du kannst nicht treu sein  n’est pas une formule de carnaval. Quant à savoir qui a trop d’argent et va régler la note !!! Wer hat das bezhallen ?  On est déjà dans les fêtes du vin. J’étais trop jeune pour en avoir un quelconque souvenir.

Jusqu’à ce qu’un gentil mayençais m’en donne l’orthographe et le sens, Rizamba restera le gros bonhomme joyeux, symbole de mon carnaval de Mayence.

Amour, vin et musique 

Petit tour musical du carnaval de Mayence

  • Rizamba, demain commence le carnaval … Oh ! que les filles de Mayence ont de belles jambes !  Rizamba, Rizamba, morgen geh’ die Fassenacht an (…) Wie hab’ die meenzer Mädcher schöe’ Böï !
  •   Am Rosenmontag bin ich geboren par Margit Sponheimer Oui, je suis née un Lundi des Roses à Mayence 

 Am Rosenmontag bin ich geboren,
am Rosenmontag im Mainz am Rhein.
Bis Aschermittwoch bin ich verloren,
denn Rosenmontagskinder müssen närrisch sein,
denn Rosenmontagskinder müssen närrisch sein.

Mein Papa sein Wahlspruch war Spaß an der Freud
und gestern war gestern und heute ist heut.
Und dann hat er um meine Mutter gefreit,
was daraus dann wurde steht vor euch ihr Leut.

Und sollte ein Mann eines Tag´s um mich frei´n,
dann darf es vor allen kein Trauerkloß sein.
Wir brauchen kein Reichtum, wir brauchen kein Geld,
und feiern wir Fastnacht gehört uns die Welt.

  •  Mainz bleibt Mainz, wie es singt und lacht. Detlev Schönauer alias Jacques Bistro 2011 par le  6 mars 2011   
  •   So ein Tag, so wunderschön wie heute
    So ein Tag, so wunderschön wie heute, So ein Tag, der dürfte nie vergehn.
    So ein Tag, auf den man sich so freute, Und wer weiß, wann wir uns wiedersehn.

Ach wie bald entschwinden schöne Stunden, Und die Tage im Wind verwehn.
So ein Tag, auf den man sich so freute, So ein Tag, der dürfte nie vergehn.

Schau die bunten Sterne Am Firmament hier steh’n, Ach, ich blieb’ so gerne,
Doch leider muß ich geh’n.

Glaub’ nicht, daß ich weine, Wenn ich einsam bin. Nie bin ich alleine, Denn du liegst mir im Sinn.

  • Wer soll das bezahlen, musique et chant Jupp Schmitz, paroles
    Kurt Feltz

Wer soll das bezahlen, Wer hat das bestellt, Wer hat so viel Pinke-pinke,
Wer hat so viel Geld?

Sonntags, da sitzt in der Wirtschaft am Eck, Immer ein feuchter Verein.
Bis gegen zwölf schenkt der Wirt tüchtig ein, Dann wird das Taschengeld spärlich.
Vorigen Sonntag nun brachte der Wirt, Runde um Runde herein.
Bis gegen zwei Uhr der ganze Verein Fragte: Herr Wirt, sag uns ehrlich.

Kürzlich, da saß ich solide und brav Mit meiner Gattin zuhaus.
Plötzlich, da zog meine Gattin sich aus, Wollt mich mit Neuem ergötzen.
Was denn, so dachte ich, das kennst du doch längst !
Doch was dann kam, das war neu: Wäsche und Strümpfe und Schuhe dabei !
Da rief ich voller Entsetzen:

  •  Du kannst nicht treu sein  par le 16 févr. 2009. Mein Beitrag zu den närrischen Tagen!  

 Du kannst nicht treu sein Nein, nein, das kannst Du nicht Wenn auch Dein Mund mir Wahre Liebe verspricht In Deinem Herzen Hast du für viele Platz
Darum bist Du auch nicht Für mich der richt’ge Schatz.

P O U R     F I N I R

  • WIR  SINGEN HUMBA HUMBA HUMBA TÄTERÄ TÄTERÄ TÄTERÄ DANN SINGEN  ALLE MANN DASSELBLE NOCH EINMAL  Le 8 févr. 2008 par XxPartyMaus

Les photos familiales  sont introuvables, et de plus en en N & B ; je vous invite à aller sur le Net pour voir des images de la cinquième saison 2012.

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2 Commentaires »

  • LANG dit :

    Pouvez vous me faire savoir quelles sont les 11 lois du carnaval? D’avance, je vous remercie.
    R. LANG

  • Mireille dit :

    Bonne colle ! je ne suis pas capable de vous les dire sans chercher … Ce que je vais faire d’ici à quelques jours, à moins que vous ne le sachiez et ne le le disiez, vous. Ce serait sympa. D’avance merci.

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