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16 août 2017 – 16 h 38 min |

Vite ! à Montolieu (Aude) ! « Manifestement singulier », Pierre Bettencourt ! Et « L’Internationale des Visionnaires », ou les sens cachés de la représentation humaine dans les collections Cérès Franco et Daniel Cordier.
Deux expositions que je recommande …

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Lu de-ma bibliothèque

Plaisirs et découvertes d'une volumineuse bibliothèque familiale en plusieurs langues. Partage de textes curieux ou intéressants dont certains seront à vendre.

L'air du temps

Billet d'humeur sur le quotidien d'une vie. Où il sera question des plaisirs, découvertes et détestations, du mot et de l'image dans tous leurs états, des arts plastiques de la musique et de la nature. Sous Licence Creative commons

A vendre livres Vieux papiers

Livre et vieux papiers de la bibliothèque familiale à vendre. Intéressants par leur contenu en plusieurs langues, Demandez, je saurais si j'ai ce que vous cherchez ; mais il faudra me laisser le temps de trier et trouver. Pseudo sur le bon coin : greniercurieux.

Inédits ou épuisés en ligne

Des ouvrages inédits, ou épuisés comme le roman "Le feu sacré", roman d'aventure initiatique sur le feu de forêt à lire sur votre écran.

Heureux les orphelins stériles

Heureux les orphelins stériles ! Une saga familiale inédite, à suivre en ligne sous forme de feuilleton. Site sous creative commons.

Accueil » Quand on est mort

Quand on est mort 3 : c’est formidable !

Soumis par sur 5 janvier 2012 – 8 h 45 min
Ange de Chinautla, mâmes de Caroline  Quand on est mort , j’oubliais de vous  le dire, des choses importantes changent la vie ; d’abord on est habité par un état nouveau, l’on se trouve immédiatement dans l’espace, le lieu et l’esprit de celui avec qui l’on est en contact ; je rencontre un esprit qui sur terre aurait vécu il y a des dizaines de milliers d’années et hop ! nous sommes instantanément et totalement sur la même longueur d’ondes. C’est flagrant avec LeMère. J’ai cru, au début, qu’elle aurait du mal à avaler les évolutions entre nous ; et bien c’est le contraire, elle les avale mieux que moi je ne fais le retour en arrière. J’aurais du m’en douter, j’en avais eu un avant-goût sans m’en rendre compte quand sur terre j’avais retrouvé l’esprit d’Arnaud qui avait 120 ans de plus que moi et avait très vite compris le progrès technique que je lui vantais.

LaMère, elle, a toute de suite capté les évolutions de pensée, psychologiques et morphologique et des individus et du groupe humain ; c’est avec elle que je suis la plus proche pourtant elle a vécu -si mes connaissances sont bonnes et si je les garde comme références- il y a plus de 20 000 ? ans (années de terre actuelle) !

Justement, à ce sujet nous avons eu tous les quatre LaMère, Romain, Arnaud et moi – je fais ma « vie mode d’emploi » et digresse, bien qu’avec ponctuation –: Romain avait un nom propre de son vivant mais comme nous avons choisi de nous donner des noms post mortem il est devenu Romain, Vénus c’est LaMère que j’appelle parfois LaMoze affectueusement par habitude « rinionèz » , LaPetite c’est moi car je viens d’arriver ; il n’y a qu’Arnaud pour lequel on n’a pas trouvé car je cherche encore à dénouer les fils de sa vie, il ne m’aide pas beaucoup, je crois qu’il est un peu limité mais je l’adore quand même .

C’était mon épisode « la vie mode d’emploi » de Georges Perrec. Vous avez lu ? Il est encore temps.

 Je disais donc que nous avions eu tous les quatre une intéressante conversation sur les repères quantitatifs de nos vies. C’est fou ce que sur terre les repères ont varié dans le temps et l’espace, un espace sans cesse fractionné : les langages, les mesures, la valeur des choses… C’est pareil pour nos copains des autres continents, j’en ai parlé à la cantine avec un chinois et un congolais –j’emploie les termes terriens pour que vous suiviez un peu bien qu’ ici ces différences n’existent plus,  je les recrée artificiellement pour pouvoir communiquer avec vous, pauvres vivants. Vous verrez le bonheur d’être mort quand ce sera votre tour, l’aisance à se comprendre presque sans parler…
Je reviens aux avantages d’être mort : un) on est en harmonie partout et tout le temps avec tout le monde. deux) on a tout d’un coup un regard tout puissant : on peut voit l’infiniment petit, l’infiniment loin, l’immense ou la proximité, le regard ne glisse pas sur les objets, une orange par exemple (en fait il n’y a ici aucun objet matériel) mon regard rentre jusque dans les fibres du fruit, les cellules, les molécules, les ondes des couleurs… C’est formidable !

( à suivre)

  • Heureux les orphelins stériles, roman inédit de Mireille Durand. Tous droits réservés. 

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