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28 septembre 2016 – 14 h 37 min |

La dictature de l’algorithme, vade retro Facebook !
  
Cet automne, ma parano saisonnière est revenue ! Mais je vais en guérir, je sais d’où elle vient ! C’est la faute, non pas à Voltaire ni …

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Lu de-ma bibliothèque

Plaisirs et découvertes d'une volumineuse bibliothèque familiale en plusieurs langues. Partage de textes curieux ou intéressants dont certains seront à vendre.

L'air du temps

Billet d'humeur sur le quotidien d'une vie. Où il sera question des plaisirs, découvertes et détestations, du mot et de l'image dans tous leurs états, des arts plastiques de la musique et de la nature. Sous Licence Creative commons

A vendre livres Vieux papiers

Livre et vieux papiers de la bibliothèque familiale à vendre. Intéressants par leur contenu en plusieurs langues, Demandez, je saurais si j'ai ce que vous cherchez ; mais il faudra me laisser le temps de trier et trouver. Pseudo sur le bon coin : greniercurieux.

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Heureux les orphelins stériles

Heureux les orphelins stériles ! Une saga familiale inédite, à suivre en ligne sous forme de feuilleton. Site sous creative commons.

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Magnétisme puissant, gènes tenaces (Quand on est mort 5)

Soumis par sur 14 mars 2012 – 0 h 01 min

De mon vivant, un magnétisme puissant m’attirait, entre mer et lacs, vers une zone relativement plane surélevée en plateau , non loin d’un grand fleuve qui creuse une vaste grève de cinq embouchures et non loin de la mer dispensatrice de richesses…

Là, sur un éperon à la croupe élevée, escarpé, entouré d’étangs et marais, s’élevaient les ruines d’une place forte grecque puis romaine ; Hécatée de Milet, Hellanicus de Lesbos, Philéas d’Athènes, Scylax de Caryandée, Pausimaque de Samos, Damastes de Sigé, Bacorus de Rhodes, Euctémon d’Athènes, Cléon de Sicile, Hérodote, Thucydide, Probus et bien d’autres ont parlé de ce lieu mais je n’avais pas eu l’occasion de lire leurs écrits…

Au cours d’une de nos réunions sur la douce cime d’un nuage rosé où LaMère, Romain, Arnaud et moi cherchions à tisser la trame de notre vie commune, j’évoquais ce lieu chargé d’émotion, quand, à cette description,  Romain bondit. Il reconnaissait cette place forte pour y avoir vécu un temps en garnison, il ne savait plus si c’était « avant ou après la campagne de Germanie ». Mais ce fil concret entre lui et moi lui rendit la parole qu’il nous confisquait.
– Je vais rassembler mes souvenirs, continue ta description, cela m’aidera, me demanda-t-il.

Je repris et revis un étendu réseau de pierres creusées, certaines à même le bloc d’autres en étant détachées, toutes rectangulaires, aux parois de dimensions variées, aux fonds en pente et sans aucun couvercle à proximité, dans un désordre et sans orientation organisée. Cet ensemble était présenté comme une nécropole dans laquelle, curieusement, on n’avait jamais retrouvé d’ossements. On ne voyait pas non plus, dans les environs, de couvercle à ces centaines de « tombes » dont certaines minuscules ;  je pensais que pour enterrer un bébé, le temps de creuser une pierre faisait de l’enfant un tas de poussière…Et puis enterrait-on les morts en ces temps là ? Car le tellurisme dégagé par ces roches me transportait dans un état second à la « préhistoire », contrairement à ce qu’indiquaient un savoir spécialisé et les livres pour touristes. Un jour, dépassant le périmètre des ruines officielles et explorant une falaise d’accès quasi impossible, nous tombâmes sur des « tombes » identiques  et sur une paroi gravée et peinte qui dévoilait ce qui ressemblait à une vie préhistorique bien remplie.

LaMère, déjà remuée par l’intervention de Romain, écoutait attentivement quand, à ce point de mon récit, elle m’interrompit avec exaltation.

-Ces pierres creusées sont un système d’approvisionnement en eau : selon leurs formes, orientations et dimensions, ces fosses de pierre permettaient de recueillir la rosée, les bruines, les brumes et les pluies par tous temps et d’où que soufflât le vent.

Elle nous détaillait un système si sophistiqué que j’en étais baba !

Alors, j’ai montré à LaMère ma découverte sur les parois ; là, elle a jubilé. Il s’agit bel et bien d’un numéro de Banzaï, le saisonnal dont elle fut l’instigatrice et je dirai la « red chef » ! C’est extraordinaire que j’aie dans mes gènes une aussi profonde fibre journalistique ! Toutes deux nous avons éprouvé une intense émotion à cette découverte. Je suis convaincue qu’il n’y a vraiment pas de fumée sans feu et qu’un chien ne fait pas des chats !

La région dont je parle et qui m’attirait tant de mon vivant comme un lieu de pèlerinage tellurique s’appelait  CBEEERRR c’est du moins ce que j’entends car figurez-vous que lorsque nous échangeons LaMère, mes ancêtres décédés et moi, aucun son de type humain ne passe. Nous devons avoir une communication de l’esprit. En l’écrivant, cette idée me trouble car je pensais que nous n’avions plus d’esprit dans notre nouvel état. Pour le moment, en tous cas, je parle les deux langues : celle d’ici muette et celle de mon passé de vivante.  CBEEERRR (le C est juste un point d’appui pour la langue, il est peu marqué et peu audible) signifie  » plateau », selon mon aïeule qui y vécut les dernières années de sa vie vagabonde qu’elle promet de raconter  peu à peu sur le blog de Mireille.

En attendant, dans le prochain épisode publié le 18 mars de votre vie terrestre, je vous livrerai l’exemplaire de Banzaï que j’avais trouvé. LaMère m’a aidée à le traduire.

Note : Je croyais que Banzaï, « Vive l’Empereur »» en japonais était un cri poussé par ses sujets au moment où ils allaient se sacrifier pour leur pays. En fait, il s’agit d’un terme prè-Indo-européen employé, soit comme interjection signifiant  « en avant »», soit comme nom commun au sens de  » propagande ». En tous cas, l’expression, très usitée alors semble-t-il, jusqu’à devenir le titre d’un journal de la préhistoire, a constitué le cœur de la pensée et la base de l’organisation socioculturelle de l’époque.

 ( à suivre) Heureux les orphelins stériles, ©de Mireille Durand

 

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