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16 août 2017 – 16 h 38 min |

Vite ! à Montolieu (Aude) ! « Manifestement singulier », Pierre Bettencourt ! Et « L’Internationale des Visionnaires », ou les sens cachés de la représentation humaine dans les collections Cérès Franco et Daniel Cordier.
Deux expositions que je recommande …

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Lu de-ma bibliothèque

Plaisirs et découvertes d'une volumineuse bibliothèque familiale en plusieurs langues. Partage de textes curieux ou intéressants dont certains seront à vendre.

L'air du temps

Billet d'humeur sur le quotidien d'une vie. Où il sera question des plaisirs, découvertes et détestations, du mot et de l'image dans tous leurs états, des arts plastiques de la musique et de la nature. Sous Licence Creative commons

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Heureux les orphelins stériles ! Une saga familiale inédite, à suivre en ligne sous forme de feuilleton. Site sous creative commons.

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La chose venue d’ailleurs (récit de Vénus 1)

Soumis par sur 21 décembre 2011 – 12 h 01 min
portrait de LaMère ou Vénus

LaMère, Brassempouy

Réunion de quelques Esprits sous un nuage après l’arrivée perturbante de LaPetite 

Chers amis, j’ai compris : en bas, ils nous appellent homme de Cro Magnon, ou Néandertalien, ou  Préhistorique ; pour eux nous sommes une ébauche, une étape peu glorieuse de ce qu’ils croient la seule et unique vie. Eux se disent « Les Humains » et se qualifient de « rois de la création », la création signifiant ce qu’ils croient être le Tout et l’Infini mais qu’ils semblent avoir définitivement définis et figés autour d’eux-mêmes.

J’ai découvert cela en me basant sur un nouveau message de leur dieudesyeux (un pervers dont ils devraient se méfier) dont voici la transcription et la traduction :

« Jeudi  Mars 2010 (c’est leur datation). Le cerveau de l’homme préhistorique…. Il s’avère que celui-ci était de 15 à 20 % plus gros qu’un cerveau humain d‘aujourd’hui. On le savait déjà depuis l’homme de Florés mais cela confirme que la taille du cerveau n’est pas synonyme d’intelligence… »  Pour les quantifications rien n’a beaucoup changé depuis mon temps : on savait comparer le poids du cerveau d’un copain à celui d’un oiseau ! Dans le premier il ya quand même plus à manger que dans le second ! Mais leur notion d’intelligence est à étudier : «l’Intelligence » est leur incantation la plus fréquente, ils la placent au dessus de tout, c’est, selon eux, une divinité intrinsèque à chaque individu. ‘Se rendent pas compte qu’ils en ont bien peu, en fait !

Ils n’ont rien inventé dans le domaine de la pensée : capacité d’adaptation = intelligence, nous le savions nous qui avons eu à déployer une inventivité incommensurable et qui avons une forgé une force conceptuelle originelle originale. Ils ont été gâtés par la pensée organisée à l’extrême, leurs systématisations successives et leur destruction progressive du cerveau initial. Mais ils ne le savent pas.

 Ils écoutaient, petit sourire en coin, dodelinant les uns, mâchouillant un rayon de soleil les autres.

Le dire à LaPetite ? proposa un Esprit..

Oui pourquoi pas ! Elle a déjà bien traversé le temps et l’espace…

Certains l’appelaient LaPetite, une familiarité rare dans ce lieu atone. Normalement en arrivant on était dénommé LeDéfunt ou LaDéfunte jusqu’à ce que les restes de terre disparaissent ; alors on devenait  un nuage sans nom, sans forme, bien que pourvu de réelles personnalité et identité.
Pour la jeune LaDéfunte il semblait en aller autrement ; tous l’aimaient bien ; jusqu’à son arrivée ils n’avaient eu que peu de contact avec leurs lointains descendants, des êtres hybrides, une espèce vivante à part…Elle, comme personne d’autre, avait le don de créer des liens.

 Il fut décidé que LaMère lui parlerait sans tarder de cette histoire de cerveau. Elle acquiesça, se retira. Alotrs lui revint en mémoire une scène de sa vie de jeune terrienne. Elle sortit son journal secret et lut quelques pages :

 « Nous vaquions à nos occupations domestiques, nous étions sortis de la  maison, avions allumé le feu sur la berge et nous activions en silence à préparer le repas…  Soudain, je la vis, postée d’abord à quelque distance, puis s’avançant vers le groupe.  Qu’est-ce que c’était ? Un être vivant, sûr ! Une femelle, parce qu’elle avait des seins, mais de quelle espèce ? Une forme bizarre ? Longue et fine comme une baguette de coudrier,  une peau fine et multicolore, changeante sur tout le corps.  Qu’est-ce que c‘était que cette «chose» ?  Une messagère de l’Esprit ? Avec quelles intentions ?

Nous nous immobilisâmes sur la défense ; la « chose » ne bougea pas non plus… Enfin, après un certain temps d’observation réciproque, je sentis  qu’il n’y avait aucun danger immédiat.

– Faites comme si elle n’existait pas !

 La « chose » fit soudainement apparaître une plaque d’un blanc éblouissant et un os long, fin et brillant, coloré, avec lequel elle peint la planche ;  je ne voulus  pas montrer mon inquiétude, et, brave, m’approchai de la  «chose» ;  celle-ci dessinait une formule magique ; je jetai un coup d’œil rapide sur le tracé  et l’imprimai dans ma mémoire visuelle, avant de le reproduire ; le voici tel que je l’ai conservé :

Recette du cassoulet pour LaMère 1

 

 

 

 

 

 Mais qu’est-ce qu’elle croit cette « chose » qui observe ? Qu’on est des sauvages ? J’étais indignée… 

Elle ne devait reparaître que bien plus tard,  Quand je la revis, surgissant silencieusement près de nous, elle me fut familière à l’instant : je crois que nous nous apprivoisâmes réciproquement  sans rien en laisser deviner l’une à l’autre. Une complicité était née. Nous étions aussi timide et gauche l’une que l’autre et nous ne parlions pas tout à fait la même langue, pourtant je comprenais mieux ce qu’elle tentait de me dire, qu’elle ce que je cherchais à  lui révéler. »

In Heureux les orphelins stériles © Mireille Durand 

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